Comme le dit Trissss le recul manque pour savoir, à terme, si les enfants nés par ce procédé présenteront ou pas des anomalies, ou seront prédisposés à des maladies, ou auront des problèmes plus tard.
A priori toutefois, rien n'indique que ça puisse être le cas.
Un seul "problème" est actuellement connu, il s'agit des petits garçons nés d'une ICSI faite avec des spermatides du père (on est allé chercher directement dans le testicule des cellules souches de spermatozoïdes, le père étant azoospermique (pas de spermatos dans le sperme).
Dans ces cas-là , les petits garçons auront vraisemblablement le même problème que leur père.
Mais c'est le seul cas connu pour le moment.
Pour le caryotype, j'ai également eu des explications plus qu'alarmantes quand j'ai fait mes ICSI...

Mais en fait, il s'agit surtout du célèbre principe de précaution.
Zom a du faire le caryotype car il est originaire d'Afrique du Nord, et certaines maladies génétiques y sont plus représentées, notamment la mucoviscidose. On teste donc systématiquement les personnes de cette origine. L'examen a bien démontré que zom était porteur d'une malformation sur la zone d'épissage du gène T5, donc suceptible de transmettre la mucoviscidose. Mais avec cette anomalie, le risque de développer la maladie pour un enfant à venir n'est possible que si l'autre membre du couple est également porteur de l'anomalie.
J'ai donc du faire moi aussi un caryotype et il s'est avéré que je suis également porteuse de cette anomalie.
Le courrier du labo (qui était indépendant de l'hôpital où nous étions suivis) était libellé ainsi : "il convient d'informer le couple du risque résiduel d'avoir un enfant atteint de mucoviscidose".
Or, quand nous avons eu les résultats de mon caryotype, le replacement des embryons avait déjà eu lieu. Je vous laisse imaginer dans quel état nous étions...
Nous avons donc contacté le généticien de l'hôpital qui nous a dit que tout allait bien, certes nous étions porteurs d'une anomalie mais 75% de la population française l'est aussi !

A terme parait-il, en fonction des mariages, nous en serons d'ailleurs tous porteurs.
En fait cela signifiait que, comme la majorité des couples, nous avions un risque d'avoir un enfant atteint de mucoviscidose, mais le risque était extrêmement faible.
La généticienne nous a expliqué que le labo se "couvrait" au cas où malheureusement les statistiques auraient joué en notre défaveur, pour qu'on ne vienne pas se plaindre qu'on n'avait pas été informés !
Je pense que ton hôpital joue la même carte de la méfiance, il préfère te mettre en garde contre les risques éventuels, même s'il y a très peu de risques, afin qu'en cas de pépin, tu ne puisses pas dire que tu n'avais pas été prévenue.