Souvent je m'étonne des dissemblances entre mes deux fils. L'aîné, une fois identifiée son allergie aux PLV, a été un bb posé, qui a marché à 14 mois, adorait qu'on lui lise des histoires dès tout petit, n'a pas fait de grosses colères à 2 ans, relativement respectueux des interdits (et s'avère à 5 ans un enfant plutôt introverti et timide, hors du cercle familial).
Le cadet, c'est une autre histoire ! Il a un an, a marché à 11 mois, et déjà je dois élever la voix tant il essaye de faire sa loi. C'est un aventurier dans l'âme, toujours en mouvement, toujours derrière un ballon, une poussette, ou n'importe quoi qui roule. Quant aux bouquins, il doit pratiquer la lecture rapide
et impossible de lui lire une histoire.
Autour de moi on me dit "cherche pas, c'est un cadet". Sauf que je retrouve en lui l'enfant bagarreur que j'ai été, bien qu'aînée de la fratrie.
Ce qui m'interroge, c'est que j'ai le sentiment de me sentir beaucoup plus proche de mon grand (ce qui n'a rien à voir avec l'amour que je leur porte) que de ce petit buldozer, qui peut-être me ressemble trop.
Du coup, je repense à ma mère, qui a toujours été beaucoup plus proche de ma cadette et qui disait face à moi se sentir "comme une poule qui aurait couvé un canard".
Je ne sais qu'en penser. Je me sens un peu coupable face à ce petit garçon. De ressentir à son égard moins d'affinités que je n'en ai avec son frère.
Le cadet, c'est une autre histoire ! Il a un an, a marché à 11 mois, et déjà je dois élever la voix tant il essaye de faire sa loi. C'est un aventurier dans l'âme, toujours en mouvement, toujours derrière un ballon, une poussette, ou n'importe quoi qui roule. Quant aux bouquins, il doit pratiquer la lecture rapide
Autour de moi on me dit "cherche pas, c'est un cadet". Sauf que je retrouve en lui l'enfant bagarreur que j'ai été, bien qu'aînée de la fratrie.
Ce qui m'interroge, c'est que j'ai le sentiment de me sentir beaucoup plus proche de mon grand (ce qui n'a rien à voir avec l'amour que je leur porte) que de ce petit buldozer, qui peut-être me ressemble trop.
Du coup, je repense à ma mère, qui a toujours été beaucoup plus proche de ma cadette et qui disait face à moi se sentir "comme une poule qui aurait couvé un canard".
Je ne sais qu'en penser. Je me sens un peu coupable face à ce petit garçon. De ressentir à son égard moins d'affinités que je n'en ai avec son frère.
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
Michel Leiris
