Je comprends tout à fait le point de vue de Mamisha et je le partage sur la quasi totalité.
Bien sûr qu'il ne faut pas mettre tous les adoptants dans le même panier, mais je la rejoins tout à fait quand elle dit que l'adoption internationale n'est pas une bonne action humanitaire. C'est une action humaine avant tout, pour le bien-être de l'enfant en premier, pour son bonheur et son avenir, pas pour celui des adoptants. La plupart des adoptants comprennent très bien cela.
Mais j'ai été surprise d'apprendre le nombre de "ratages" de l'adoption, des parents qui malgré toute leur motivation n'arrivent pas à accepter un enfant habitué à une vie en foyer, à être avec d'autres enfants, à avoir un type de nourriture précis, un climat, une langue, un entourage d'une certaine couleur (pour un tout petit c'est important) et qui est totalement perturbé quand on le place dans un milieu différent. C'est un traumatisme supplémentaire, qui peut être bénéfique certes, mais c'est parfois en rajouter sur un enfant qui a un vécu et un passé lourds, qui avait réussi à établir des repères et à qui on bouleverse tout du jour au lendemain.
Dans ces cas-là (et je ne croyais même pas que c'était possible) les "parents" ramènent l'enfant, comme on rapporte un objet au SAV...
J'ai aussi vu une émission sur l'adoption. Des parents allaient chercher une petite fille dans un orphelinat roumain il me semble. Avant de quitter la Roumanie, ils l'ont fait examiner par un médecin qui a conclu que l'enfant avait une maladie sérieuse qu'on pouvait soigner mais ça serait long (une malformation cardiaque je crois). Et bien ces "parents" arrivés pleins d'amour, ont rapporté la petite fille à l'orphelinat... Oh bien sûr il valait mieux faire ça que de l'emmener et de pas pouvoir s'en occuper et lui donner tout ce dont elle avait besoin. Mais qui a pensé à la petite fille là ? Si ces "parents" avaient eu un enfant biologique atteint de la même maladie, qu'auraient-ils fait ? Que cherchaient-ils vraiment ?
Cela étant je peux comprendre leur point de vue, c'est sensiblement le même que celui des femmes qui, apprenant qu'elles sont enceintes d'un enfant handicapé, souhaitent avorter. Et je respecte tout à fait ce point de vue. Sauf que dans le cas de l'adoption, il s'agit d'un enfant déjà né. Cette femme avait vécu plusieurs jours avec la petite fille avant d'apprendre qu'elle était malade. Elle avait l'air de déjà l'aimer... Alors j'ai du mal à comprendre comment elle a pu s'en débarrasser comme ça...
Est ce que l'argent dépensé dans une adoption ne peut pas avoir parfois la signification : "je paye, j'en veux pour mon argent" ?
Je connais un couple, parents adoptifs d'une petite indienne (elle est adulte maintenant). La "maman" a exactement ce genre de comportement. Elle ne s'est jamais vraiment entendue avec sa "fille". Et quand elle en parle, on a le sentiment qu'elle dit "au prix où on l'a payée et avec tout ce qu'on a fait pour elle, quand même..." Mais un enfant biologique, on paye pas mal pour lui aussi, et on fait plein de choses pour lui... Ca ne veut pas dire qu'on va toujours super bien s'entendre...
Et il y a autre chose qui me révolte, c'est le commerce de l'adoption avec tous les abus que cela engendre : des femmes qui font des enfants pour les vendre à des filières d'adoption, des enlèvements d'enfants pour des réseaux d'adoption...
Je le répète, il y a des parents adoptifs géniaux (j'ai vu notamment des parents d'enfants handicapés, c'était tellement génial !) mais il y a aussi des gens qui veulent un enfant à tout prix, dans tous les sens du terme, et ils le veulent conforme à l'image qu'ils en ont. Ceux-là se trompent de voie je crois...
Bien sûr qu'il ne faut pas mettre tous les adoptants dans le même panier, mais je la rejoins tout à fait quand elle dit que l'adoption internationale n'est pas une bonne action humanitaire. C'est une action humaine avant tout, pour le bien-être de l'enfant en premier, pour son bonheur et son avenir, pas pour celui des adoptants. La plupart des adoptants comprennent très bien cela.
Mais j'ai été surprise d'apprendre le nombre de "ratages" de l'adoption, des parents qui malgré toute leur motivation n'arrivent pas à accepter un enfant habitué à une vie en foyer, à être avec d'autres enfants, à avoir un type de nourriture précis, un climat, une langue, un entourage d'une certaine couleur (pour un tout petit c'est important) et qui est totalement perturbé quand on le place dans un milieu différent. C'est un traumatisme supplémentaire, qui peut être bénéfique certes, mais c'est parfois en rajouter sur un enfant qui a un vécu et un passé lourds, qui avait réussi à établir des repères et à qui on bouleverse tout du jour au lendemain.
Dans ces cas-là (et je ne croyais même pas que c'était possible) les "parents" ramènent l'enfant, comme on rapporte un objet au SAV...
J'ai aussi vu une émission sur l'adoption. Des parents allaient chercher une petite fille dans un orphelinat roumain il me semble. Avant de quitter la Roumanie, ils l'ont fait examiner par un médecin qui a conclu que l'enfant avait une maladie sérieuse qu'on pouvait soigner mais ça serait long (une malformation cardiaque je crois). Et bien ces "parents" arrivés pleins d'amour, ont rapporté la petite fille à l'orphelinat... Oh bien sûr il valait mieux faire ça que de l'emmener et de pas pouvoir s'en occuper et lui donner tout ce dont elle avait besoin. Mais qui a pensé à la petite fille là ? Si ces "parents" avaient eu un enfant biologique atteint de la même maladie, qu'auraient-ils fait ? Que cherchaient-ils vraiment ?
Cela étant je peux comprendre leur point de vue, c'est sensiblement le même que celui des femmes qui, apprenant qu'elles sont enceintes d'un enfant handicapé, souhaitent avorter. Et je respecte tout à fait ce point de vue. Sauf que dans le cas de l'adoption, il s'agit d'un enfant déjà né. Cette femme avait vécu plusieurs jours avec la petite fille avant d'apprendre qu'elle était malade. Elle avait l'air de déjà l'aimer... Alors j'ai du mal à comprendre comment elle a pu s'en débarrasser comme ça...
Est ce que l'argent dépensé dans une adoption ne peut pas avoir parfois la signification : "je paye, j'en veux pour mon argent" ?
Je connais un couple, parents adoptifs d'une petite indienne (elle est adulte maintenant). La "maman" a exactement ce genre de comportement. Elle ne s'est jamais vraiment entendue avec sa "fille". Et quand elle en parle, on a le sentiment qu'elle dit "au prix où on l'a payée et avec tout ce qu'on a fait pour elle, quand même..." Mais un enfant biologique, on paye pas mal pour lui aussi, et on fait plein de choses pour lui... Ca ne veut pas dire qu'on va toujours super bien s'entendre...
Et il y a autre chose qui me révolte, c'est le commerce de l'adoption avec tous les abus que cela engendre : des femmes qui font des enfants pour les vendre à des filières d'adoption, des enlèvements d'enfants pour des réseaux d'adoption...
Je le répète, il y a des parents adoptifs géniaux (j'ai vu notamment des parents d'enfants handicapés, c'était tellement génial !) mais il y a aussi des gens qui veulent un enfant à tout prix, dans tous les sens du terme, et ils le veulent conforme à l'image qu'ils en ont. Ceux-là se trompent de voie je crois...
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
