Bonsoir marie anne,
Ta hâte à devenir mère cache un désir profond de quitter l'enfance : je m'explique (et cela n'a rien d'une critique, c'est juste une piste de réflexion)
On dirait que tu cherches à tout prix à quitter l'enfance au cours de laquelle tu as souffert en voulant accéder au statut de femme et de mère trop vite.
Mais sache que tes cauchemars,et les souvenirs douloureux de ton enfance, ne se règleront pas par la maternité. La solution n'est pas là .
Malheureusement, je ne détiens pas TA solution pour accéder à un statut de jeune femme épanouie, avant même de songer à devenir mère.
Je te souhaite beaucoup de courage, de sagesse et de maturité pour y parvenir.
Au passage, sur le sujet des modes de garde :
Quand j'ai eu ma fille, je n'avais pas de travail, mais à la fin du congé de maternité, j'ai trouvé du travail pour me lancer dans la vie. Je travaillais à mi-temps, et je m'occupais de ma fille, elle allait à la crèche. Et bien c'est chez moi qu'elle a dit ses premiers babillages, premiers sourires, premiers mots, puis encore chez moi les premiers pas, je n'ai absolument rien raté de son évolution. C'est comme si elle attendait que je sois là pour me montrer ce qu'elle savait faire. Elle m'a fait tout ces cadeaux à la maison , en famille et pas à la crèche. Ses assistantes maternelles l'adoraient, elle adorait aller à la crèche voir d'autres bébés.
Ayant eu le premier bébé de mon entourage, elle n'avait pas encore de petits copains parmi mes amis et la crèche la socialisait doucement. Elle n'a jamais pleuré à la crèche. Même bébé, dans son masi cosy, elle tendait les bras à la nounou qui était responsable d'elle.
Pour mon fils quatre ans plus tard, j'étais sur liste d'attente pour la crèche et il n'est rentré qu'à 17 mois. Je l'ai élevé à la maison, sans voir beaucoup de monde car mes amies avaient repris le travail après le premier et n'avaient pas encore de deuxième. J'ai souffert de solitude, pas de travail, seule toute la journée, sa sieste du matin, sa sieste de l'après-midi puis la sortie d'école de l'ainée. J'ai cru devenir folle. Dès que j'ai été sûre de sa rentrée en crèche, je me suis remise à chercher un travail, j'ai passé un concours que j'ai réussi et en attendant une affection, j'ai travaillé en CDD et en intérim pour reprendre pied avec la vraie vie. Celle de la vie en société, avec un travail, des enfants, une vie sociale quoi.
Mon fils a eu du mal à s'habituer à ma reprise de travail, car il était habitué à ce que je sois totalement dévouée à son service, et finalement, ça a créé plus de problèmes que si j'avais toujours travaillé.
Bref, je suis une mère complète car j'ai concilié travail et famille grâce au temps partiel (80%) que nous pouvons nous offrir.
Moralité : chaque famille a sa solution, tout n'est ni blanc ni noir, mais tout en nuances, et çà , c'est la maturité et l'expérience qui te l'apprendront.
Ta hâte à devenir mère cache un désir profond de quitter l'enfance : je m'explique (et cela n'a rien d'une critique, c'est juste une piste de réflexion)
On dirait que tu cherches à tout prix à quitter l'enfance au cours de laquelle tu as souffert en voulant accéder au statut de femme et de mère trop vite.
Mais sache que tes cauchemars,et les souvenirs douloureux de ton enfance, ne se règleront pas par la maternité. La solution n'est pas là .
Malheureusement, je ne détiens pas TA solution pour accéder à un statut de jeune femme épanouie, avant même de songer à devenir mère.
Je te souhaite beaucoup de courage, de sagesse et de maturité pour y parvenir.
Au passage, sur le sujet des modes de garde :
Quand j'ai eu ma fille, je n'avais pas de travail, mais à la fin du congé de maternité, j'ai trouvé du travail pour me lancer dans la vie. Je travaillais à mi-temps, et je m'occupais de ma fille, elle allait à la crèche. Et bien c'est chez moi qu'elle a dit ses premiers babillages, premiers sourires, premiers mots, puis encore chez moi les premiers pas, je n'ai absolument rien raté de son évolution. C'est comme si elle attendait que je sois là pour me montrer ce qu'elle savait faire. Elle m'a fait tout ces cadeaux à la maison , en famille et pas à la crèche. Ses assistantes maternelles l'adoraient, elle adorait aller à la crèche voir d'autres bébés.
Ayant eu le premier bébé de mon entourage, elle n'avait pas encore de petits copains parmi mes amis et la crèche la socialisait doucement. Elle n'a jamais pleuré à la crèche. Même bébé, dans son masi cosy, elle tendait les bras à la nounou qui était responsable d'elle.
Pour mon fils quatre ans plus tard, j'étais sur liste d'attente pour la crèche et il n'est rentré qu'à 17 mois. Je l'ai élevé à la maison, sans voir beaucoup de monde car mes amies avaient repris le travail après le premier et n'avaient pas encore de deuxième. J'ai souffert de solitude, pas de travail, seule toute la journée, sa sieste du matin, sa sieste de l'après-midi puis la sortie d'école de l'ainée. J'ai cru devenir folle. Dès que j'ai été sûre de sa rentrée en crèche, je me suis remise à chercher un travail, j'ai passé un concours que j'ai réussi et en attendant une affection, j'ai travaillé en CDD et en intérim pour reprendre pied avec la vraie vie. Celle de la vie en société, avec un travail, des enfants, une vie sociale quoi.
Mon fils a eu du mal à s'habituer à ma reprise de travail, car il était habitué à ce que je sois totalement dévouée à son service, et finalement, ça a créé plus de problèmes que si j'avais toujours travaillé.
Bref, je suis une mère complète car j'ai concilié travail et famille grâce au temps partiel (80%) que nous pouvons nous offrir.
Moralité : chaque famille a sa solution, tout n'est ni blanc ni noir, mais tout en nuances, et çà , c'est la maturité et l'expérience qui te l'apprendront.
