J'ai envie de prendre la question selon un autre angle: souvent, lorsqu'on parle "d'école-ghettos", on se rend compte qu'elles sont dans des zones socio-économico-culturelles défavorisées...
Les parents, souvent démissionnaires si pas totalement absents ou enfoncés dans de tels problèmes qu'il n'ont plus les ressources pour réagir, ou encore trop peu formés pour le faire (et ne me faites pas dire que ce serait "de leur faute", ce n'est pas
du tout mon avis, mais c'est un autre débat qui m'emmènerait trop loin) et les enfants (ou ados) livrés à eux-même, en face d'une société qui ne leur offre pas d'avenir (à quoi bon suivre à l'école, on ira pointer de toute façon)... c'est peut-être au niveau de ce contexte qu'il y aurait quelque chose à faire, plutôt qu'à stigmatiser ces jeunes (et leur famille) encore un peu plus...
Maintenant, une chose est certaine: c'est un "marché porteur" des médias, ça fait de l'audience, ça "crée l'événement" et j'utilise ces mots à dessein! Pour une analyse plus complète, lire
La cerise sur le béton de vincent Cespedes.
4° de couverture:
Tout à donc été soigneusement (dés)organisé pour que le caïdat s'impose et que les lascars ne puissent échapper à leur rôle de méchants. Aussi prenront-ils la vedette aux millions de bênets que l'Etat destine, en douce, au conditonnement des multinationales - abattement, abêtissement, abattage. Mais les "violences urbaines" détourneront mieux l'attention si elles se diversifient. Déclinaison d'une gamme de produit pour show choc. (...)
En gros, il y explique entre autre que le "système" laisse faire, médiatise et au besoin provoque ces violences urbaines qui conduisent à la présence policière dans les écoles pour justifier une logique de répression plutôt que de prévention (qui demande plus de moyens et surtout remettrait en cause les valeurs ultralibérales qu'on nous impose petit à petit).
Bref, la police à l'école est pour moi une mauvaise réponse à un problème mal posé et on ferait bien de donner aux parents les moyens d'assumer et d'éduqyer leurs enfants, aux enseignants les moyens de faire leur boulot (formation, environnement et moyens matériels) et aux jeunes de réelles perpectives d'avenir... et je

car je m'emballe, puis ça, c'est un autre sujet!