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et le moment où on demande que tout s'arrête s'appelle la phase de désespérance. Toutes les femmes ne la vivent pas et toutes ne la vivent pas au même moment/avec la même intensité, mais c'est en général un signe que la fin est proche.
Pour ma fille j'ai eu un mini dialogue surréaliste entre moi et moi-même au moment où sa tête commençait à sortir, j'ai réellement hésité en me disant "c'est pas grave, je la garde à l'intérieur, c'est pas grave" et l'autre partie de moi répondais "mais sa tête est là, elle peut pas remonter dans le ventre, c'est la dernière ligne droite". Heureusement que c'est cette seconde voix qui a gagné, j'allais fermer les cuisses :lol:
Et mon cul, c'est du poulet ?
Pour ma part mon anesthésiste m'a conseillé de m'assoir en tailleur et de souffler sur mon ventre quand j'avais une contraction.

J'ai eu la chance d'avoir un super anesthésiste qui me parlait super calmement, il m'a fait comme de l'hypnose.

Surtout prend le moment comme il vient, même si c'est long, que tu fatigue, que t'as mal... tu devrais tout oublier quand ils te poseront ton bébé sur toi.

Profites du moment.
...
J'ai été cueillie par le moment de panique/désespérance, je ne savais pas que ça existait. On s'est bien gardé de me le dire à la prépa que j'allais demander à la SF de le sortir parce que je n'y arriverais pas seule.

Sinon, c'est vrai que le travail peut être très long. Ma soeur y est allée parce qu'elle avait perdu les eaux, et elle a accouché la nuit en étant venue au matin tôt.
En plus dans ce cas on n'a pas forcément l'occasion de rester chez soi.

Mais je crois que si on n'a pas perdu les eaux et qu'on est encore assez cool pour écouter la musique ou se faire masser, c'est qu'on est dans une phase de travail de croisière.

Sur la fin du travail je criais, et j'ai dit à la SF que ça m'était bien égal d'un air exaspéré (dur métier) quand elle m'a demandé si je voulais garder la position gynécologique ou en changer.
Comprendre "j'ai mal, je ne suis pas en forme pour faire quoi que ce soit, sauf à la limite respirer et pousser ; je veux juste que ça finisse".
Donc je reste sceptique sur les trucs et astuces pour gérer la fin, mais c'est peut-être que je n'ai pas trouvé moi-même...A part la SF qui me recadrait, merci à elle, et encore désolée pour mon ingratitude sur le moment :)
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Okapi a écrit :J'ai été cueillie par le moment de panique/désespérance, je ne savais pas que ça existait. On s'est bien gardé de me le dire à la prépa que j'allais demander à la SF de le sortir parce que je n'y arriverais pas seule.

Sinon, c'est vrai que le travail peut être très long. Ma soeur y est allée parce qu'elle avait perdu les eaux, et elle a accouché la nuit en étant venue au matin tôt.
En plus dans ce cas on n'a pas forcément l'occasion de rester chez soi.

Mais je crois que si on n'a pas perdu les eaux et qu'on est encore assez cool pour écouter la musique ou se faire masser, c'est qu'on est dans une phase de travail de croisière.

Sur la fin du travail je criais, et j'ai dit à la SF que ça m'était bien égal d'un air exaspéré (dur métier) quand elle m'a demandé si je voulais garder la position gynécologique ou en changer.
Comprendre "j'ai mal, je ne suis pas en forme pour faire quoi que ce soit, sauf à la limite respirer et pousser ; je veux juste que ça finisse".
Donc je reste sceptique sur les trucs et astuces pour gérer la fin, mais c'est peut-être que je n'ai pas trouvé moi-même...A part la SF qui me recadrait, merci à elle, et encore désolée pour mon ingratitude sur le moment :)


Il est plein d'espoir ce récit :D Bon bah de toute on a pas le choix donc ça arrivera faudra faire comme on peut.
J'espère que ce ne sera pas atroce non plus :?
Pour ma fille j'ai eu un mini dialogue surréaliste entre moi et moi-même au moment où sa tête commençait à sortir, j'ai réellement hésité en me disant "c'est pas grave, je la garde à l'intérieur, c'est pas grave" et l'autre partie de moi répondais "mais sa tête est là, elle peut pas remonter dans le ventre, c'est la dernière ligne droite". Heureusement que c'est cette seconde voix qui a gagné, j'allais fermer les cuisses

:D
pour la 3è, j'ai dit à la sf qu'il fallait faire remonter le bb, parce que là c'était plus possible... et puis une poussée après elle était là.

Pour moi, le plus difficile, c'est pas les contractions (ça, je gère assez bien), c'est vraiment quand le bb doit passer le périnée.
Je dirais que le truc qui marche, c'est celui qui te permet de te détendre au maximum. Pour les 3 c'est allé super vite à partir du moment où je me suis laissée aller (piqure de nubain qui m'a endormie pour la 1è, bain pour la 2è : ça m'a tellement détendue que je n'ai pas eu le temps de sortir de la baignoire, lecture pour la 3è).
http://lesbullesdecha.canalblog.com/
c'est pas moi, mais j'aime bien...

ayé, le tri est fait, reste plus qu'à trouver preneur ;-)
viva a écrit :
Pour ma fille j'ai eu un mini dialogue surréaliste entre moi et moi-même au moment où sa tête commençait à sortir, j'ai réellement hésité en me disant "c'est pas grave, je la garde à l'intérieur, c'est pas grave" et l'autre partie de moi répondais "mais sa tête est là, elle peut pas remonter dans le ventre, c'est la dernière ligne droite". Heureusement que c'est cette seconde voix qui a gagné, j'allais fermer les cuisses

:D
pour la 3è, j'ai dit à la sf qu'il fallait faire remonter le bb, parce que là c'était plus possible... et puis une poussée après elle était là.

Pour moi, le plus difficile, c'est pas les contractions (ça, je gère assez bien), c'est vraiment quand le bb doit passer le périnée.
Je dirais que le truc qui marche, c'est celui qui te permet de te détendre au maximum. Pour les 3 c'est allé super vite à partir du moment où je me suis laissée aller (piqure de nubain qui m'a endormie pour la 1è, bain pour la 2è : ça m'a tellement détendue que je n'ai pas eu le temps de sortir de la baignoire, lecture pour la 3è).


sous péri ou pas ? j'aurai été incapable de m'endormir ou de lire :oops:
viva a écrit :Pour moi, le plus difficile, c'est pas les contractions (ça, je gère assez bien), c'est vraiment quand le bb doit passer le périnée.

Pareil. Les contractions on apprend à les gérer, c'est régulier, c'est douloureux mais sans surprise.
Alors que la pression de la tête sur le périnée, c'est ça qui m'a fait super peur "Ca ne passera pas" et m'a fait dire à la SF qu'il fallait qu'elle le sorte elle.
J'ai finalement poussé comme une dingue (vous savez, la fameuse envie), c'est passé, mais j'ai eu des points, et pas mal.

La nature est bien faite mais jusqu'à un certain niveau :o
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
là je voudrais me réveiller dans plus de 5 mois ! :cry:
je sais que ça fait rire tout le monde quand je le dis mais cette épreuve me semble insurmontable et pas du tout magnifique.
J'ai rdv début avril avec la sage femme pour voir si je vais faire les cours à l'accouchement.
La thérapeute qui m'aide pratique l'hypnose.
On verra bien :cry:
"Partout c'est l'indo ma vie ça on le sait
Et depuis je pars toutes les nuits
Je dépose un dahlia au pied de nos vies"

LE BONHEUR C'EST PAS GRAND CHOSE C'EST DU CHAGRIN QUI SE REPOSE ...
Divisions-de-la-Joie a écrit :là je voudrais me réveiller dans plus de 5 mois ! :cry:
je sais que ça fait rire tout le monde quand je le dis mais cette épreuve me semble insurmontable et pas du tout magnifique.
J'ai rdv début avril avec la sage femme pour voir si je vais faire les cours à l'accouchement.
La thérapeute qui m'aide pratique l'hypnose.
On verra bien :cry:


Je ne pense pas que ça fasse rire tout le monde. tu me donnes l'impression de vivre un film horreur dont tu ne pourrais pas sortir, y a rien de role :(

C'est aussi désarmement pour les autres ce qui t'arrive car c'est inhabituelet hors controle, c'est difficille de trouver comment t'aider.

La césarienne n'est pas envisageable? ou pour toi c'est comme un accouchement classique, tu en as la même terreur ?
non c'est pire la césarienne !
non seulement je fais une phobie de la grossesse et de l'accouchement mais j'ai une phobie depuis l'enfance du milieu hospitalier, alors déjà devoir aller dans un hôpital c'est horrible mais en plus s'il y a bloc opératoire et tout le reste c'est pire.
C'est pour ça que j'ai pris une thérapie par l'hypnose pour essayer de faire face au mieux, mais ça prend du temps et les séances me fatiguent énormément.
J'étais vraiment pas faite pour tout ça et pourtant mon futur mari essaye de faire tout ce qu'il peut pour m'aider, il supporte, encaisse et montre beaucoup de patience.
En semaine malheureusement nous en sommes pas ensemble je vis ma grossesse et donc mes crises d'angoisse seule.
Merci en tout cas de ta réponse
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Et depuis je pars toutes les nuits
Je dépose un dahlia au pied de nos vies"

LE BONHEUR C'EST PAS GRAND CHOSE C'EST DU CHAGRIN QUI SE REPOSE ...
mamisha a écrit :et le moment où on demande que tout s'arrête s'appelle la phase de désespérance.


La phase de désespérance... oui oui... hum, oui oui... Celle où j'ai demandé s'ils pouvaient pas m'endormir/me faire une césarienne/me donner de l'oxygène/m'assommer à coups de batte baseball ? C'est ça ? :D
Je passe le "eeeeuuuh, je sens sa tête, c'est pas possible, la péri ne marche toujours pas, C'EST PAS POSSIBLE, no way, je veux pas accoucher sans péri !!" :shock: :peur: Panique totale.

Mais je rassure les futures mamans : la péri a fini par marcher (mais bon la prochaine fois, je m'en passerai, merci bien), j'ai juré de ne plus avoir d'enfants pendant cette fameuse phase de désespérance, et pourtant là, j'ai déjà envie de remettre le couvert ;)
Nouveautés dans ma BAV ! N'hésitez pas à aller jeter un œil...
Chantillyfraise a écrit :Y'a pas eu un moment où tu t'es dit j'en peux plus, j'abandonne?


Euh... Si !! C'est arrivé avant de pousser, quand j'ai réalisé que la péridurale ne marchait plus et que j'allais tout sentir.. J'étais en pleurs. Je n'avais qu'une envie, c'était de me lever et partir !
C'est arrivé ensuite 2 fois pendant la poussée, et la sage-femme a su me motiver : la 1ère fois elle m'a fait toucher la tête de mon fils qu'on sentait un peu, et la 2nde elle m'a carrément engueulée :) . Les deux fois, elle a parfaitement réagi et a fait exactement ce qu'il fallait pour me remotiver.

Sinon, pour répondre à la question initiale, je dirais deux choses :
- j'étais suivie par une sage-femme à domicile en + de la gynéco et en + des cours. J'ai pu poser TOUTES les questions que je me posais. J'ai eu plusieurs points de vue. Tout ça m'a aidée à savoir tout ce qu'il pouvait se passer, expliquer beaucoup de choses, savoir comment le personnel pouvait réagir à tel problème. Bref, en savoir le + possible sur l'accouchement et les nombreuses possibilités m'a rassurée.
- je suis allée voir l'ostéo enceinte de 7 mois et quelques. Elle m'a débloqué le côté droit du bassin. On ne le saura jamais, mais c'est sans doute ce qui m'a évité la césarienne d'urgence.
Divisions-de-la-Joie a écrit :là je voudrais me réveiller dans plus de 5 mois ! :cry:
je sais que ça fait rire tout le monde quand je le dis mais cette épreuve me semble insurmontable et pas du tout magnifique.
J'ai rdv début avril avec la sage femme pour voir si je vais faire les cours à l'accouchement.
La thérapeute qui m'aide pratique l'hypnose.
On verra bien :cry:


Ben c'est sûr, on va pas te mentir, c'est pas une promenade en forêt, hein. Mais le corps est bien fait, le mental aussi d'ailleurs, puisqu'après, on oublie la douleur quand on voit le résultat, qui, lui, est magnifique. Sincèrement, et je ne pense pas que les autres me contrediront, ça fait un peu cliché, mais quand on te pose ton bébé sur le ventre, c'est une sensation absolument magique. Tu te dis juste "c'est moi qui ai fait ça ?!!". Et puis en fin de grossesse, t'as tellement hâte d'être "libérée" et de voir enfin ton bébé, que la peur s'estompe, en fait.

De mon côté, la péri n'a pas super bien marché au moment de l'expulsion et je me souviens clairement avoir dit à mon mari "je ne vais pas y arriver", mais j'y suis arrivée, et plutôt rapidement pour un premier : arrivée à la maternité à 21h avec un col à 2cm, entrée en salle de naissance à 22h30 à 4 cm et, à 3h, mon fils était né !

Et pour revenir sur le sujet initial, moi j'ai fait une prépa sophro (avec une SF qui me tapait sur les nerfs), une prépa en piscine et je peux dire que tout ça ne m'a servi strictement à rien, puisque le jour J, on m'a dit de faire exactement le contraire de ce qu'on me rabachait depuis des semaines !!!
Vivement maintenant
Chantillyfraise a écrit :Quels ont été vos petits trucs pour passer cette épreuve de façon sereine ;)


Il n'y pas vraiment de trucs... c'est plutot la manière dont çe passe qui décide.

Les cours c'est bien car on peut poser plein de question... ensuite attention au coté zen / new age.
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