C'est sûr, les jeux vidéos par internet c'est super passionnant. Je sais de quoi je parle, j'ai été moi-même une geek, comprenez une no-life pendue à son pc devant son jeu à peu près toute la journée et une partie de la nuit aussi. Le jeu est passionnant, l'univers l'est aussi, les gens avec qui on joue aussi, tout est magnifique, les combats, le jeu de rôle, tout. On en arrive à oublier complètement ce qui se trouve autour, je vois bien comment le gamin pouvait jouer 36 heures d'affilées, moi au plus fort moment je me couchais à 5 heures du mat', me levais à 10 heures du mat et direct sur le pc, en oubliant des fois la case douche

!!! Et je suis une adulte, en plus... J'en connais beaucoup qui ne décrochent pas, moi il m'a fallu tomber sur quelqu'un qui m'a fait prendre conscience de la vie hors du jeu pour commencer à lâcher tout doucement. J'ai joué pendant 4 ans, là je suis à la maison, mais ça fait deux semaines que je ne suis pas allée voir un seul instant le jeu, plus envie, simplement. J'y retourne de temps en temps, mais ça ne me passionne plus, je l'ai appris, tout simplement. Donc, le gamin, je le comprends.
Ceux que je ne comprends pas, ce sont les parents. Les résultats scolaires sont bons ? La belle affaire !! Jouer comme une tarée ne m'a pas empéchée d'avoir toutes mes années de fac avec mention, jusqu'à la licence.. (la maîtrise réussie avec une dépression en plein essor, m'enfin bon je ne suis pas allée jusqu'à accrocher une mention là -dessus..) Jouer comme une tarée m'a fait oublier le soleil, les amis, mon homme aussi. Qui s'est rebiffé, lui. Ca m'a aidé à sortir de là -dedans, aussi. Les parents, s'ils s'étaient bougé les fesses, leur fils serait encore vivant. Point. Pas la peine de palabrer des heures sur le constructeur du jeu, ou autre. Les premiers et seuls responsables, pour moi, ce sont eux. Il faut arrêter avec ça, ces attaques idiotes. C'est pratique de laisser son gamin devant le jeu, pas la peine de s'en occuper, il reste scotché, vous pouvez faire ce que vous voulez il s'en ira pas. Mais le soucis c'est que ça détraque l'esprit. Et à 13 ans, on n'a pas forcément encore la conscience du réel assez développée pour comprendre que non, la mort ne nous fera pas rejoindre ses héros.
Revenons sur l'exemple des clopes : de 13 à 20 ans, j'ai fumé comme un pompier. Je savais que c'était mauvais, je connaissais tous les effets négatifs. A 20 ans, j'ai finalement arrêté, simplement. Me détruire la santé, j'en prenais la responsabilité. Détruire celle de mon homme, non. Donc, le gars qui se plante une clope dans la bouche, la première fois, sait ce que ça induit. Alors pareil, ceux qui attaquent, c'est du n'importe quoi. Mon beau-père a réussi à arrêter vraiment complètement à la mort de son frère... d'un cancer des poumons fulgurant. Il savait ce qu'il risquait, n'a pas réussi à tenir un arrêt plus d'un an, mais là il a vu l'horreur et la souffrance, on ne le lui a pas dit, il l'a VUE. Il l'a un peu vécue aussi. C'est là qu'il a pu vraiment stopper. Ceux qui veulent s'arrêter, le peuvent. Et ce n'est pas la responsabilité des autres, mais la sienne.
Personne ne lui a mis la manette dans la main. Personne ne m'a mis la nourriture dans mes mains. Ou la clope au bec. Personne sauf nous. Alors, ça suffit. Stop à l'assistanat.
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