Dans le 3ème lien
Certains finiront même par dire " je sais que j’ai assez mangé quand j’ai le ventre plein et que je ne peux plus rien avaler ". Les limites sensorielles n’existent plus. Il ne reste plus que les limites de la paroi de l’estomac... et les mentalisations de la personnes. Il est terrifiant de penser que certains spécialistes sont convaincus qu’une alimentation de faible densité calorique est une des meilleures garanties de la perte de poids. Ils ne font qu’aggraver le handicap de la personne, la privant davantage de se servir de ses sensations alimentaires et l’incitant à manger jusqu'à ce que son estomac l’implore d’arrêter.
C - Les consommations ne sont plus contrôlées que par les croyances.
À ce stade, les sensations alimentaires ont disparu. Le sujet n’a plus de limites. Comme elles lui sont absolument nécessaires, il ne peut plus faire autrement que de s’en remettre effectivement à ses croyances puisqu’il ne lui reste rien autre. Son comportement alimentaire devient guidé par des mentalisations. Il se comporte comme il pense qu’il est bien de se comporter. Malheureusement face à la cacophonie diététique, certains se sentent si perdus au milieu de ces discours dans lesquels ils cherchent désespérément des repères, qu’ils avouent même ne plus savoir ce qu’ils doivent manger. " Dites-moi ce que je dois manger. Il faut aussi que vous me donniez des quantités et que je m’y tienne ". Les règles que l’on pourra leur donner apparaissent même comme un soulagement et les rassure : manger trois fois par jour, un légume, une viande, un laitage, ne prendre que 100 g de féculents, etc. Malheureusement, l’état de vigilance nécessaire pour manger en fonction de ses croyances sans tenir compte des sensations alimentaires ne supporte aucune faille. La moindre faille peut, en effet, aboutir à une perte de contrôle. Au cours de laquelle le sujet ne peut plus tenir compte de ses sensations alimentaires : " je me rends bien compte que je n’ai pas faim mais je mange quand même " ou " je me rends bien compte que je n’ai plus faim mais je ne m'arrête pas ". " Je n’avais plus faim, mais j’ai quand même mangé un deuxième yaourt " ou " j’avais envie d’un carré de chocolat mais j’ai fini toute la tablette ".
C'est exactement ce qu'on retrouve couramment ici
Et je dois avouer que je m'y reconnais
D'ailleurs je viens d'en parler à zom et on va essayer de me surveiller
Mon problème c'est que j'ai des automatismes
Genre y avait un paquet de biscuits sur la table. Des biscuits que je n'aime pas trop et dont je n'avais absolument pas envie. On regardais un truc qui m'ennuyait un peu à la télé et bien... j'ai tendu le bras vers le paquet de biscuits parce qu'il était lÃ
Finalement j'en ai pas mangé parce qu'avant de prendre le biscuit je me suis dit "hé mais j'en ai pas envie, pq j'ai pris le paquet?" Un automatisme tout bêtement
Les habitus... faudra que je les détruise

Même un écureuil peut être mortel lorsqu'il est acculé.