Personne ne doit être épargné par les violences sexuelles, toute plainte doit être enregistrée, toute enquête doit être menée. Mais c'est l'affaire de la Justice, pas de la Presse. Et c'est un jury d'assises qui doit décider (si preuves il y a, bien entendu), pas les réseaux sociaux gangrenés par les ultras qui déchaînent les foules. Si demain un collègue te plaque dans un coin et te malaxe les seins, tu portes plainte au commissariat ou sur une page FB ?
Sûrement pas facile pour un petit commissaire de quartier d'enregistrer une plainte contre un ancien ministre. Mais encore faut-il que la plainte soit déposée pour qu'une enquête puisse être ouverte. Et puis les flics (et le juge d'instruction) vont exiger des détails, des dates précises, des circonstances, des lieux. Ils ne se contenteront pas de 256 caractères évasifs qui suffisent largement à certains groupes féministes pour lancer la curée.
Rappelle-moi combien de condamnés vous, dans l'EN, avez laissé continuer à travailler auprès des enfants depuis des années avant que très récemment vous vous décidiez enfin à faire le ménage ? Combien d'affaires de violences, de trafics, d'agressions sexuelles, de harcèlements vos proviseurs tentent d'étouffer afin de ne pas faire de vagues, de ne pas être montrés du doigt ? Les enseignants coupables, les auxiliaires, vous allez peut-être maintenant les virer mais les autres élèves, déjà délinquants en puissance, vous allez continuer à les endurer, n'est-ce pas ? Et quand la police ou la justice mettra les pieds fermement dans le plat, ce sont tes propres collègues (et peut-être toi aussi) qui feront barrage pour atteinte aux valeurs de gauche.
Alors oui la situation pour les femmes (et les faibles) est grave, parfois terrible. Y a plein de coupables qu'on laisse dans les rues, des criminels sexuels qu'on relâche après quelques mois ou années de prison en sachant très bien qu'ils vont recommencer. Mais comme des mesures efficaces vous effraieraient, je n'ai rien d'autre à proposer.
Zéro c'est pas grand-chose mais c'est mieux que rien.