dimitri a écrit :remonter pour quoi faire , le yoyo comme celle qui font un régime , autant tous faire partir en fumer , il faut bien attiser le diable qui est en moi , au lieu de tous bruler donc j'ai commencé a fumer .
Tant que tu n'auras pas répondu à cette question, tant que tu ne sauras pas pourquoi remonter, tu ne remonteras pas.
Et je suis d'accord sur ton analyse par rapport au tabac, c'est une conduite d'addiction supplémentaire qui t'aide encore une fois à masquer ce que tu ne veux pas voir, qui te donne momentanément un semblant de bien-être et d'apaisement. C'est aussi le moyen de voir que tu brûles ta vie...
Cela étant dit, si tu éprouves le besoin de parler sur le net de tes soucis, c'est que tu n'es pas encore tout en bas, quelque soit le niveau que tu aies atteint.
Sans les nommer ici, tu dois avoir une liste de choses non réglées dans ta vie, un tas de problèmes qui se sont accumulés et tu les fuis en te les cachant. Sauf que ça ne marche pas si bien que ça, n'est ce pas ?
Si tu veux trouver l'envie de remonter, il va falloir te débarrasser de certains problèmes mais pour cela il va te falloir le courage de les affronter et tout seul. Certains pourront être réglés, d'autres devront simplement être acceptés comme n'ayant pas de solution.
Normalement on n'arrive à ce stade qu'avec un "déclic", une situation qui se produit et qui ouvre brutalement les yeux.
Pour mon mari, ça a été de se retrouver une nuit de décembre par terre, dans la rue, à même pas 10m de la porte de la maison, sans pouvoir l'atteindre, sans se souvenir comment se servir d'un portable, avec un trauma crânien et une fracture de la cheville. Il est resté plusieurs heures comme ça, à attendre de mourir de froid, en se pissant dessus, sans que personne ne le voie, jusqu'à ce qu'une force le pousse vers la porte, qu'il arrive à monter les deux étages malgré ses blessures et que je sois là pour prendre la suite. Là il a compris qu'à court terme, c'était la mort dans le caniveau. Pourquoi cette situation là l'a fait réagir plutôt qu'une autre, je ne sais pas. Ca a du ramener les souvenirs qu'il fallait probablement. Ou bien c'est ce truc qu'on appelle l'instinct de survie qui a joué.
Mais depuis, il est remonté, il sait pourquoi.
Je te souhaite un déclic moins "violent". Mais sache une chose : tes problèmes peuvent trouver une solution si tu le décides. Ta descente, qui ressemble à un lent suicide, n'est pas irréversible. Mais c'est à toi de décider. Tu es seul avec toi-même.
Je sais que je ne suis pas rassurante. Mais tu as le choix. Tu peux.