Salut à toutes!
J'ai aujourd'hui un bébé de 4 mois et j'ai pris un congé parental jusqu'à décembre que je vais devoir prolonger jusqu'à mai (soit pour ses 1 an) pour des raisons purement pratiques (horaires de travail incompatibles avec horaire de nounou) mais aussi parce qu'il nous semblait plus naturel que je m'occupe de ma fille au moins la première année plutôt que de travailler, quitte à se restreindre.
Mais depuis que je suis en congé, je suis en proie à des sentiments très paradoxaux. D'un côté je trouve qu'il très naturel et logique d'élever son enfant et j'ai du mal à imaginer laisser ma fille à une inconnue pour aller bosser.Et parallèlement, je me sens extrêmement frustrée et je suis constamment dans la culpabilité de ne pas travailler, d'être dépendante de mon conjoint. Le travail me manque mais je n'ai pas envie pourtant d'y retourner.
J'imagine que certaines choses sont reliées à mon histoires personnelles mais peu à peu en échangeant avec d'autres maman, j'ai eu l'impression de retrouver des trames communes. Par exemple, toutes celles qui sont en congé parental ont choisi de rester près de leur bébé mais je n'en connais aucune qui ne le vit vraiment sereinement. Je retrouve chez elle la même frustration, comme si être mère au foyer n'était pas quelque chose de gratifiant. Et puis la culpabilité de ne plus poursuivre leur carrière aussi.
Celles qui ont repris le travail, disent être ravies de retrouver leur boulot ce que je peux croire mais je ressens malgré tout chez elle une frustration à ne pas pouvoir rester avec leur enfant, chose qu'elles reconnaissent plus ou moins facilement.
A force d'en discuter à gauche à droite, je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'un problème de génération, purement sociologique, peut être bien lié au conséquences du féminisme. On dirait que toutes les femmes de ma génération (la trentaine) ont le cul entre deux chaises: être mère ou/et working girl? Il semblerait que nous voulions être actives sur tous les fronts et je me demande par conséquent s'il est possible de pouvoir tout correctement mener de front?
Lorsque j'ai accouché, j'avais hâte de retrouver le travail d'autant que j'ai été arretée précocemment durant ma grossesse mais peu à peu, il m'est apparu comme une évidence qu'il n'était pour moi absolument pas rationnel de laisser ma fille à une nounou pour aller bosser, alors qu'en consentant à quelques sacrifices personnels, je pouvais m'en passer.Je ne pense bien évidemment pas rester en congé toute ma vie, car un enfant en grandissant a moins besoin de sa mère mais la première année me semble primordiale
Ma question est: est qu'à force de vouloir prouver qu'on peut tout faire on ne s'est pas piégées nous même? Est ce qu'il n'est complétement illogique que nous devions laisser notre bébé à deux mois et demi?
Est ce que la maternité avec le féminisme n'est pas devenu rétrograde, comme si le fait de choisir d'être uniquement mère était rétrograde?
Je tiens à préciser que je ne remet absolument les bienfaits du féminisme. Dans cette situation, je ne tiens pas en compte non plus les facteurs financiers. Je sais bien que certaines femmes n'ont pas le choix de retourner travailler ou pas. Je sais aussi que rester à la maison peut être un facteur d'isolation sociale.
J'aimerai juste comprendre cette situation d'un point de vue sociologique, avoir vos avis. Est ce que vous ressentez cette ambivalence? Avez l'impression que le féminisme a changé notre façon d'être mère? Avez vous l'impression de mener efficacement votre vie de femme, de working girl et de mère?
J'espère que je suis claire dans mes propos, j'ai du ma à expliquer mes ébauches de réflexion.
Merci de vos réponses
J'ai aujourd'hui un bébé de 4 mois et j'ai pris un congé parental jusqu'à décembre que je vais devoir prolonger jusqu'à mai (soit pour ses 1 an) pour des raisons purement pratiques (horaires de travail incompatibles avec horaire de nounou) mais aussi parce qu'il nous semblait plus naturel que je m'occupe de ma fille au moins la première année plutôt que de travailler, quitte à se restreindre.
Mais depuis que je suis en congé, je suis en proie à des sentiments très paradoxaux. D'un côté je trouve qu'il très naturel et logique d'élever son enfant et j'ai du mal à imaginer laisser ma fille à une inconnue pour aller bosser.Et parallèlement, je me sens extrêmement frustrée et je suis constamment dans la culpabilité de ne pas travailler, d'être dépendante de mon conjoint. Le travail me manque mais je n'ai pas envie pourtant d'y retourner.
J'imagine que certaines choses sont reliées à mon histoires personnelles mais peu à peu en échangeant avec d'autres maman, j'ai eu l'impression de retrouver des trames communes. Par exemple, toutes celles qui sont en congé parental ont choisi de rester près de leur bébé mais je n'en connais aucune qui ne le vit vraiment sereinement. Je retrouve chez elle la même frustration, comme si être mère au foyer n'était pas quelque chose de gratifiant. Et puis la culpabilité de ne plus poursuivre leur carrière aussi.
Celles qui ont repris le travail, disent être ravies de retrouver leur boulot ce que je peux croire mais je ressens malgré tout chez elle une frustration à ne pas pouvoir rester avec leur enfant, chose qu'elles reconnaissent plus ou moins facilement.
A force d'en discuter à gauche à droite, je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'un problème de génération, purement sociologique, peut être bien lié au conséquences du féminisme. On dirait que toutes les femmes de ma génération (la trentaine) ont le cul entre deux chaises: être mère ou/et working girl? Il semblerait que nous voulions être actives sur tous les fronts et je me demande par conséquent s'il est possible de pouvoir tout correctement mener de front?
Lorsque j'ai accouché, j'avais hâte de retrouver le travail d'autant que j'ai été arretée précocemment durant ma grossesse mais peu à peu, il m'est apparu comme une évidence qu'il n'était pour moi absolument pas rationnel de laisser ma fille à une nounou pour aller bosser, alors qu'en consentant à quelques sacrifices personnels, je pouvais m'en passer.Je ne pense bien évidemment pas rester en congé toute ma vie, car un enfant en grandissant a moins besoin de sa mère mais la première année me semble primordiale
Ma question est: est qu'à force de vouloir prouver qu'on peut tout faire on ne s'est pas piégées nous même? Est ce qu'il n'est complétement illogique que nous devions laisser notre bébé à deux mois et demi?
Est ce que la maternité avec le féminisme n'est pas devenu rétrograde, comme si le fait de choisir d'être uniquement mère était rétrograde?
Je tiens à préciser que je ne remet absolument les bienfaits du féminisme. Dans cette situation, je ne tiens pas en compte non plus les facteurs financiers. Je sais bien que certaines femmes n'ont pas le choix de retourner travailler ou pas. Je sais aussi que rester à la maison peut être un facteur d'isolation sociale.
J'aimerai juste comprendre cette situation d'un point de vue sociologique, avoir vos avis. Est ce que vous ressentez cette ambivalence? Avez l'impression que le féminisme a changé notre façon d'être mère? Avez vous l'impression de mener efficacement votre vie de femme, de working girl et de mère?
J'espère que je suis claire dans mes propos, j'ai du ma à expliquer mes ébauches de réflexion.
Merci de vos réponses
Qui serait intéressée par une BAV ds le 69? :Dhttp://www.vivelesrondes.com/forum/viewpost_28 ... tm#2829069
