Je ne pourrais pas être aussi agressive que lui, je n’ai pas la télévision, je n'achête pas de magazines, je tente malgré la tentation, de vivre et non pas de survivre.
Attendez cinq minutes que je vous explique pourquoi.
Une rue, je me balade avec une amie. Un homme et une femme arrivent en face de nous, je me décale pour laisser passer l’homme qui tient une petite fille dans ses bras.
En passant à mon niveau, il dit dans un souffle « Allez, pousse toi grosse vache »
-Pardon ? La stupéfaction, c’est le mot, je reste interdite de tout mouvement.
-Ouais, casse toi gros tas, t’es pas belle, espèce de boudin, grosse vache, allez, casse toi, va te cacher.
Un doigt d’honneur, et mon amie me retiennent de lui casser la gueule.
Oui, l’injustice gratuite, la méchante bêtise gratuite m’horripile, surtout quand elle est dirigée contre moi.
Une fois calmée, je me demande pourquoi ce mec là a réagit comme ça.
Dressons un tableau psychologique du bonhomme. A peine 25 piges. Blanc, un vocabulaire restreint et une voix de taulard. Deux gosses, une femme black. Une allure de mec de cité couplé avec un fils à papa loupé.
N’a pas eu le bac, travaille certainement dans le milieu du bâtiment, plutôt petit et complexé par sa taille, il regard le foot à la télé, la star académie et sa mère pèse plus de 100 kilos. Père absent. Tête de con.
A force de voir et revoir la vie qu’il rate à la télévision, dégage t’il une haine aussi énorme pour les gens qui semblent réussir, avoir réussi, ou à même de pouvoir réussir?
Ou considère t’il comme beaucoup de gens, que je suis riche parce que je suis grosse, et que je mange sa part du gâteau dans la société ?
S’est-il fait battre par un gros méchant garçon au collège d’éducation spécialisé ?
As t’il tout simplement essayé de draguer une grosse un jour, et s’étant fait refouler rejette sa haine contre la première grosse venue ?
Je ne le saurais certainement jamais vraiment, et je n’ai pas envie de savoir ce qui fait que ce gars là en particulier semble avoir été fini à la pisse.
On ne naît pas tous dans une famille où la télévision n’a pas sa place.. Où les livres sont obligatoires et où les gros mots tendent à être exceptionnel. Mais je ne l’excuserai pas en rejetant toute la faute sur son éducation et sur ses parents.
La case manquante semble être la société, la culture dans laquelle il vit.
Paris. Ah, Paris, règne consacré de la mode, de l’apparence, des choses superficielles et inchangeables. Et, voilà la preuve flagrante d’un racisme anti-gros, et pro-connerie.
C’est bien la première fois que cela m’arrive, et je souhaiterai que ça recommence, pour pouvoir réagir avec plus de prestance et d’intelligence. En lui sortant ses quatre vérités en pleine gueule, en ne prenant pas cela les larmes aux yeux, comme si j’avais fait quelque chose de mal. Car dans ce cas là , je n’y suis pour rien. Je n’ai rien fait pour mériter ça pourrai-je dire. Je ne subis que la stupidité d’un mec, qui n’a pas d’autre référent que le bigdil dans la vie, et qui n’aura certainement jamais d’autre distraction que le foot à la télévision une fois par mois. Quoique la fréquence des matchs est plus importante aujourd’hui.
Le problème, c'est qu'à force de réagir à chaud sur ce genre de sujets, je deviens aussi conne, ou presque qu'un type comme ça, en le casant dans une toute petite case, comme lui l'a fait en m'insultant.
Il avait peut être appris une mauvaise nouvelle quelques instants auparavant, et me voilà encore en train de lui trouver des excuses...
Merde !
Attendez cinq minutes que je vous explique pourquoi.
Une rue, je me balade avec une amie. Un homme et une femme arrivent en face de nous, je me décale pour laisser passer l’homme qui tient une petite fille dans ses bras.
En passant à mon niveau, il dit dans un souffle « Allez, pousse toi grosse vache »
-Pardon ? La stupéfaction, c’est le mot, je reste interdite de tout mouvement.
-Ouais, casse toi gros tas, t’es pas belle, espèce de boudin, grosse vache, allez, casse toi, va te cacher.
Un doigt d’honneur, et mon amie me retiennent de lui casser la gueule.
Oui, l’injustice gratuite, la méchante bêtise gratuite m’horripile, surtout quand elle est dirigée contre moi.
Une fois calmée, je me demande pourquoi ce mec là a réagit comme ça.
Dressons un tableau psychologique du bonhomme. A peine 25 piges. Blanc, un vocabulaire restreint et une voix de taulard. Deux gosses, une femme black. Une allure de mec de cité couplé avec un fils à papa loupé.
N’a pas eu le bac, travaille certainement dans le milieu du bâtiment, plutôt petit et complexé par sa taille, il regard le foot à la télé, la star académie et sa mère pèse plus de 100 kilos. Père absent. Tête de con.
A force de voir et revoir la vie qu’il rate à la télévision, dégage t’il une haine aussi énorme pour les gens qui semblent réussir, avoir réussi, ou à même de pouvoir réussir?
Ou considère t’il comme beaucoup de gens, que je suis riche parce que je suis grosse, et que je mange sa part du gâteau dans la société ?
S’est-il fait battre par un gros méchant garçon au collège d’éducation spécialisé ?
As t’il tout simplement essayé de draguer une grosse un jour, et s’étant fait refouler rejette sa haine contre la première grosse venue ?
Je ne le saurais certainement jamais vraiment, et je n’ai pas envie de savoir ce qui fait que ce gars là en particulier semble avoir été fini à la pisse.
On ne naît pas tous dans une famille où la télévision n’a pas sa place.. Où les livres sont obligatoires et où les gros mots tendent à être exceptionnel. Mais je ne l’excuserai pas en rejetant toute la faute sur son éducation et sur ses parents.
La case manquante semble être la société, la culture dans laquelle il vit.
Paris. Ah, Paris, règne consacré de la mode, de l’apparence, des choses superficielles et inchangeables. Et, voilà la preuve flagrante d’un racisme anti-gros, et pro-connerie.
C’est bien la première fois que cela m’arrive, et je souhaiterai que ça recommence, pour pouvoir réagir avec plus de prestance et d’intelligence. En lui sortant ses quatre vérités en pleine gueule, en ne prenant pas cela les larmes aux yeux, comme si j’avais fait quelque chose de mal. Car dans ce cas là , je n’y suis pour rien. Je n’ai rien fait pour mériter ça pourrai-je dire. Je ne subis que la stupidité d’un mec, qui n’a pas d’autre référent que le bigdil dans la vie, et qui n’aura certainement jamais d’autre distraction que le foot à la télévision une fois par mois. Quoique la fréquence des matchs est plus importante aujourd’hui.
Le problème, c'est qu'à force de réagir à chaud sur ce genre de sujets, je deviens aussi conne, ou presque qu'un type comme ça, en le casant dans une toute petite case, comme lui l'a fait en m'insultant.
Il avait peut être appris une mauvaise nouvelle quelques instants auparavant, et me voilà encore en train de lui trouver des excuses...
Merde !
