Bonjour tout-le-monde ! J'ai 20 ans et je suis boulimique depuis de longues années, depuis que j'ai cherché à mincir en fait. Je pesais environ 60 kg pour 1m63 et mon médecin m'a dit : "t'es pas grosse mais t'es pas mince non plus".
L'été dernier j'ai arrêté de fumer, et comme j'étais déjà grosse (75 kg) et que je ne voulais surtout pas grossir plus, j'ai fait du sport, arrêté tout grignotage. J'ai perdu des kilos, beaucoup de kilos, et je suis tombé dans l'anorexie. Ca n'a pas duré très longtemps. Je suis arrivé à 44 kg une nuit, et le matin j'ai eu une boulimie salutaire : j'ai ouvert le placard où se trouvaient des nougats et j'ai mangé, mangé... Quand on redécouvre le goût d'un aliment qu'on avait diabolisé, on recommence à manger. Mais je ne me suis pas arrêté.
Je suis donc retombé dans la boulimie, qui est plus douloureuse car au lieu de contrôler la bouffe, on est dominée par elle. C'est aussi moins valorisant d'être ronde que d'être à la limite de la maigreur, on porte moins bien les vêtements. Et c'est une (triste) réalité.
Aujourd'hui je me sens mal, car j'ai eu plusieurs crises. Je suis également accro aux laxatifs depuis 3, 4 ans. J'ai augmenté progressivement les doses et je prends jusqu'à 6 comprimés par jour, mais ça ne me fait même plus d'effets. Je grossis à vue d'oeil, mes vêtements ne me vont plus, je suis mal dans ma tête et dans ma peau.
Pourtant j'ai tout pour être heureuse, comme on dit. Je croyais très fort que ces crises cesseraient en aménageant avec mon copain. Je vis une belle histoire d'amour depuis 3 ans, dont 2 ans et demi à distance (Paris-Grenoble). Je suis venue habiter avec lui il y a une semaine, mais les crises n'ont fait que s'amplifier. Il travaille la journée et moi, je reste seule. Je n'ai même pas pu être embauchée chez Mac Do, pourtant le travail serait pour moi une bonne façon de limiter mes crises !
Ma plus grande peur est que la boulimie finisse par pourrir mon couple. Elle a déjà pourri ma santé, mon estime de moi, mon corps, vidé mon compte en banque.. De plus j'ai recommencé à fumer. La première fois c'était (naïvement) pour contrôler mon poids , et les mêmes causes produisant les mêmes effets... J'aimerais arrêter également, mais j'ai peur de reproduire le même schéma que l'année dernière. Je suis incapable de trouver un équilibre, c'est toujours ou trop ou pas assez.
Alors que faire ?
Je connais tous les régimes, et les méprise car ils sont à l'origine de ma boulimie.
J'ai vu une psy pendant plusieurs années. Ca m'a peut-être aidé à comprendre certaines choses, mais pas à agir sur mon comportement alimentaire.
J'ai une famille qui m'aime et me soutient, car je n'ai pu lui cacher ma maladie bien longtemps.
Mon copain m'a proposé son aide. Mais tout-le-monde semble désemparé face à mon anarchie alimentaire, moi la première.
La boulimie est une routine destructrice : descendre au supermarché le matin acheter le petit dèj, et bien plus que le petit dèj. Du coup, pas faim à midi. Mais je fais quand même un vrai repas. Les crises reprennent peu après. Le soir, même schéma. Mais ce soir je suis tellement "pleine" que je ne vais même pas me forcer à manger. D'ailleurs ça m'embête pour mon copain car lui, il n'a pas de problème et aimerait sûrement que je lui fasse un peu la cuisine et mange avec lui.
Que me reste-t-il ? A quoi m'accrocher ?
S'il y a une chose que je ne veux pas, c'est embêter mon entourage avec ce problème. D'autant plus que j'en ai honte.
J'ai confiance en la vie, mais pas en moi.
Peut-être parce que mon père est parti avant ma naissance. Que ma mère est malade et n'a pu s'occuper de moi. Et pourtant, j'ai été élevée par des grands-parents aimants. Mon grand-père était très possessif et cherchait à vivre sa vie à travers la mienne. Je me devais d'être parfaite, de bien réussir à l'école car il me payait mes études, etc.
J'espère que certaines se reconnaîtront dans mon témoignage, et que je pourrais trouver ici un peu du soutien dont j'ai besoin.
L'été dernier j'ai arrêté de fumer, et comme j'étais déjà grosse (75 kg) et que je ne voulais surtout pas grossir plus, j'ai fait du sport, arrêté tout grignotage. J'ai perdu des kilos, beaucoup de kilos, et je suis tombé dans l'anorexie. Ca n'a pas duré très longtemps. Je suis arrivé à 44 kg une nuit, et le matin j'ai eu une boulimie salutaire : j'ai ouvert le placard où se trouvaient des nougats et j'ai mangé, mangé... Quand on redécouvre le goût d'un aliment qu'on avait diabolisé, on recommence à manger. Mais je ne me suis pas arrêté.
Je suis donc retombé dans la boulimie, qui est plus douloureuse car au lieu de contrôler la bouffe, on est dominée par elle. C'est aussi moins valorisant d'être ronde que d'être à la limite de la maigreur, on porte moins bien les vêtements. Et c'est une (triste) réalité.
Aujourd'hui je me sens mal, car j'ai eu plusieurs crises. Je suis également accro aux laxatifs depuis 3, 4 ans. J'ai augmenté progressivement les doses et je prends jusqu'à 6 comprimés par jour, mais ça ne me fait même plus d'effets. Je grossis à vue d'oeil, mes vêtements ne me vont plus, je suis mal dans ma tête et dans ma peau.
Pourtant j'ai tout pour être heureuse, comme on dit. Je croyais très fort que ces crises cesseraient en aménageant avec mon copain. Je vis une belle histoire d'amour depuis 3 ans, dont 2 ans et demi à distance (Paris-Grenoble). Je suis venue habiter avec lui il y a une semaine, mais les crises n'ont fait que s'amplifier. Il travaille la journée et moi, je reste seule. Je n'ai même pas pu être embauchée chez Mac Do, pourtant le travail serait pour moi une bonne façon de limiter mes crises !
Ma plus grande peur est que la boulimie finisse par pourrir mon couple. Elle a déjà pourri ma santé, mon estime de moi, mon corps, vidé mon compte en banque.. De plus j'ai recommencé à fumer. La première fois c'était (naïvement) pour contrôler mon poids , et les mêmes causes produisant les mêmes effets... J'aimerais arrêter également, mais j'ai peur de reproduire le même schéma que l'année dernière. Je suis incapable de trouver un équilibre, c'est toujours ou trop ou pas assez.
Alors que faire ?
Je connais tous les régimes, et les méprise car ils sont à l'origine de ma boulimie.
J'ai vu une psy pendant plusieurs années. Ca m'a peut-être aidé à comprendre certaines choses, mais pas à agir sur mon comportement alimentaire.
J'ai une famille qui m'aime et me soutient, car je n'ai pu lui cacher ma maladie bien longtemps.
Mon copain m'a proposé son aide. Mais tout-le-monde semble désemparé face à mon anarchie alimentaire, moi la première.
La boulimie est une routine destructrice : descendre au supermarché le matin acheter le petit dèj, et bien plus que le petit dèj. Du coup, pas faim à midi. Mais je fais quand même un vrai repas. Les crises reprennent peu après. Le soir, même schéma. Mais ce soir je suis tellement "pleine" que je ne vais même pas me forcer à manger. D'ailleurs ça m'embête pour mon copain car lui, il n'a pas de problème et aimerait sûrement que je lui fasse un peu la cuisine et mange avec lui.
Que me reste-t-il ? A quoi m'accrocher ?
S'il y a une chose que je ne veux pas, c'est embêter mon entourage avec ce problème. D'autant plus que j'en ai honte.
J'ai confiance en la vie, mais pas en moi.
Peut-être parce que mon père est parti avant ma naissance. Que ma mère est malade et n'a pu s'occuper de moi. Et pourtant, j'ai été élevée par des grands-parents aimants. Mon grand-père était très possessif et cherchait à vivre sa vie à travers la mienne. Je me devais d'être parfaite, de bien réussir à l'école car il me payait mes études, etc.
J'espère que certaines se reconnaîtront dans mon témoignage, et que je pourrais trouver ici un peu du soutien dont j'ai besoin.
