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Après plus d'un mois de RA, j'ai l'impression d'être totalement obsédée par ses principes. J'ai l'impression de ne rien faire naturellement. S'interronger en permence sur la faim, commence à me stresser sérieusement. Avant, quand je faisais un régime, je mangeais ce qu'il fallait. je m'interrogeais sur ce que j'allais manger et c'est tout, je ne faisais pas attention à la faim. Maintenant, je pense à la faim sans arrêt. Je ne suis pas à l'aise avec cette sensation que j'associe à quelque chose de dangereux et déagréable. Quand j'ai faim, je ne sais pas si je vais arriver à m'arrêter de manger et quand je n'ai pas faim, je ne sais pas si je vais arriver à ne pas manger.

Je mange souvent sans faim, pour combler un vide, je sais repérer quand j'ai envie de manger sans faim et pour le moment, je n'ai pas trouvé de stratégie pour pallier à cela. Et je pense aussi que tous les petits trucs qu'on peut avoir, genre aller courir, boire un verre d'eau, lire ou que sais-je, sont en fait des stratégies d'évitement. Et qu'à la fin, on ira quand même manger. Il faudrait que je trouve un moyen de ne plus me tourner vers la nourriture sans arrêt.

A ce stade de la RA, je suis angoissée car j'ai l'impression que je n'y arriverai jamais. Je sais que c'est long, mais je ne peux me résoudre à rester ainsi des mois et des mois. En plus, j'ai l'impression de manger n'importe quoi, n'importe quand, comme si j'avais ouvert des vannes et que je n'arrivais plus à les refermer.

La RA m'obsède, j'y pense sans arrêt, ma façon de me nourrir n'est absolument pas naturelle. Je ne calcule plus les calories, je calcule la faim. Et je trouve que ce n'est guère mieux.

Quant à aller voir un psy, il n'y a pas de psy du Gros dans mon département et aller en voir un "classique", j'ai déjà donné. Toutes les personnes que je connais raisonnent façon régime, et donc, aller voir un psy qui va me conseiller de boire un verre d'eau quand je sens une crise arriver ne m'aidera nullement.

J'espère trouver de l'aide sur ce site
Ca peut arriver chocolat57, alors y a surement des moyens de faire baisser la pression :)
Peut-être que tu te poses trop de questions, l'envie de réussir la peur de mal faire, les pressions etc ... Ca peut se comprendre :)

Alors stop tout, fais une pause, offre toi une semaine, un mois de liberté sans rien suivre, sans interdit, sans question, sans rien !
Souffles.

Et après reprend ton carnet alimentaire pendant 1 semaine, 1 mois sans rien changer à tes habitudes.

Ca prend du temps la RA, tu veux peut-être aller trop vite et du coup tu paniques et tu te perds. On a toutes eu des passages un peu comme ça je pense.
Mais c'est pas grave puisque tu t'en rend compte et que tu peux surement changer les choses.

Et si tu dois faire une crise, fais là !
Si tu dois manger sans faim pour l'instant tanpis.
On ne change pas du tout un jour ça viendra y a pas de raison ;)

Au fait y a t-il des nutrionniste ou dieteticien du GROS près de chez toi ?
JE NE FAIS PLUS PARTIE DE L'ÉQUIPE. Pour en savoir plus sur MON PROCHAIN PROJET C'EST ICI :D

Mon blog:ANNE AND FRIENDS INSTA : ANNESTOLB.
Je me dis aussi parfois que se demander continuellement si l'on a faim ou pas faim, c'est épuisant et quelque part, c'est encore plus contraignant qu'un régime. Mais finalement, je n'ai ce genre de doute que quand je suis à la maison, inocupée.
Quand je bosse, les journées passent très vite et j'ai pas le temps de me prendre la tête à tout analyser, et c'est aussi bien comme ça.
Est-ce que tu travailles, Chocolat ? Parce que sinon, plutôt que de te dire d'aller courir ou d'aller boire un verre d'eau, il faudrait peut-être que tu trouves une occupation très prenante : tu peux faire du bénévolat dans différentes associations par exemple. En plus, c'est valorisant de donner son temps aux autres et on se prend moins la tête avec la nourriture (en tout cas, pour moi ça marche)
Il est clair qu'il faut te trouver d'autres activités que la nourriture et pas des stratégies d'évitement mais de véritables centres d'intérêt. Il faut tater, essayer et peut être qu'à la fin tu réussiras à en trouver un qui t'occupe bien la tête. Le but n'est pas de se dire qu'il faut éviter de penser à la nourriture et culpabiliser si tu y penses mais découvrir d'autres trucs qui vont te permettent de t'épanouir, t'évacuer les angoisses que tu compenses avec la nourriture, t'ouvrir l'esprit, te révéler....les activités bénévoles si c ton truc sont une très bonne idée. Personnellement je me contente d'écouter un disque, de lire, de faire du shopping, d'une soirée en amoureux...mais je comprends bien qu'il y a d'autres personnes qui ont besoin d'un peu plus comme de "vraies" activités. ;)
Et puis comme à dit Anne, peut être que ce serait une bonne chose que tu te laisses du temps et de la liberté. En fait tu t'es peut être enfermée dans une sorte de logique de régime avec la RA. La seule règle serait le carnet alimentaire ou à la limite même pas.
Bon courage ma belle!!!
Merci de passer me soutenir, ça fait du bien...

Pour les centres d'intérêt, heureusement, je travaille depuis presque 2 ans comme correspondante de presse du quotidien de ma région. Ce qui me prend énormément de temps. Je suis moins occupée en ce moment, moins d'actualité et une journaliste qui a le don de me "piquer" des sujets, mais en règle générale, ça va. Je suis quand même bien occupée la journée avec deux enfants, une maison à entretenir, etc.

D'ailleurs, j'avais commencé ce travail pour arrêter de tourner en rond et de manger toute la journée.

Je pense que comme je suis moins occupée, mon cerveau tourne plus :oops: et bien sûr, il tourne nourriture....

Je viens de me commander le livre d'Apfeldorfer "maigrir c'est dans la tête" parce qu'il faut que j'ai un avis plus psy sur la question. Je pense avoir bien intégré les principes de la RA, il faut maintenant que j'arrive à comprendre pourquoi je cherche à me remplir en permanence.

Il n'y a hélas aucun psy du Gros en Moselle, il faut donc que je me débrouille par moi-même. J'ai été suivie plus de deux ans par un psy "classique" que j'étais allée consulter parce que je n'en pouvais plus de crises d'hyperphagies quotidiennes. Aujourd'hui, les crises sont moins fréquentes et j'ai arrêté le psy qui avait un discours classique tourné vers les régimes, même s'il reconnaissait que les régimes sont trop frustrants et impossibles à tenir sur la durée.

J'ai quand même bon espoir que la RA fonctionne, je n'ai pas d'autre choix pour arriver à mener une vie normale.

Et puis cette crise d'hier et ce mal-être d'aujourd'hui sont dus au fait que je me suis pesée :evil: . Cela faisait dix jours que je n'étais pas montée dessus, j'ai voulu savoir ce que ça donnait... :evil: .

Peut-être as-tu raison, Anne, peut-être me faut-il prendre un peu de recul. Je vais essayer de lâcher du lest jusqu'à ce que j'ai lu le livre d'Apfeldorfer et que je le "digère".
En tout cas, encore merci de votre soutien
Si je puis me permettre chocolat, ça fait un moment que je lis tes post et je trouve que ce qu'il ressort de ce que tu écrit c'est effectivement un grand stress comme si tu cherchais à te convaincre que tu dois réussir la RA et que jamais tu ne reprendras un régime, ce dernier point tu l'as pratiquement écrit dans tous tes post.

Je crois effectivement que tu veux aller trop vite et je te le dis en connaissance de cause, j'ai eu moi aussi mes moments noirs, voire très noirs avec la RA. Mais au jour d'aujourd'hui, je vais bien mieux avec la RA, avec moi et surtout avec la bouffe. Avant j'étais une obsédée de la nourriture, comme je l'ai écrit sur un autre post, la bouffe c'était ma vie et rien à côté n'arrivait à me faire penser à autre chose.

Depuis j'ai craqué pendant les vacances d'été je croyais au moment ou je le vivais que c'était catastrophique et que c'était un échec de plus, mais dans la RA y'a pas d'échec, le chemin est long mais il conduit au bon endroit.
J'ai compris depuis que ce "ratage" de cet été m'a servi de pause et m'a permis de réfléchir vraiment à ce que j'avais commencer à entreprendre avec la RA.
Que du positif
Aujourd'hui je comprends pourquoi je fais ça et du coup j'ai du temps pour penser et faire autre chose.
Anne a raison fais une pause, hurle si tu en as envie, mange si tu veux, dors, sors, danse, fais ce que tu veux sans te poser trop de question, par contre ne te donne pas de temps, ne te dis pas dans une semaine je recommence car tu ne ferais qu'être obsédée par l'échéance.
Crois moi sur parole, j'étais au fond du trou, et aujourd'hui je vis bien

tu verras que quand les choses se mettront en place d'elles mêmes sans que tu y penses tu mangeras vraiment quand tu auras faim et si de temps en temps il arrive qu'on mange sans faim comme c'est mon cas et bien on comprends aussi que ce n'est pas dramatique
voilà j'espère t'avoir aidé, si tu as besoin de parler surtout vas y ça fait du bien et surtout ça permet de laisser sortir les mots de sa tête et de les voir se structurer au fur et à mesure
bon courage
Merci Asivalavida pour ton post plein d'encouragements.

Tu as raison, je ressens un certain stress à propos de la RA parce que pour moi, c'est ma seule chance d'arriver à mener une vie normale. Et c'est vrai que je veux que ça marche parce que sinon, je ne vois pas où je vais. Je sais aussi qu'il me faudra du temps pour réparer 15 ans de régimes et toute une enfance bousillée côté nourriture. Mais je dois être encore trop impatiente..., c'est aussi un trait de caractère que j'ai. Je pense que je ne dois pas être la seule à vouloir un bien-être maintenant et pas dans 6 mois...

POur le moment, j'ai l'impression d'être comme toi il y a qques temps, complétement obsédée par la nourriture. Et maintenant, je l'ai transféré sur la sensation de faim, ce qui fait que j'y pense sans arrêt.
Je vais aller lire ton post sur ton craquage de cet été, peut-être que je m'y reconnaitrai un peu et que ça m'aidera. Merci à toi.
Ces quelques jours à manger sans arrêt m'ont fait prendre conscience de certaines choses se reliant à mon enfance. Un vide à combler parce que j'ai l'impression d'avoir été un poids pour mes parents, de n'avoir pas eu ma place dans leur vie.

Alors, maintenant, il faut que j'arrive à comprendre que ça ne sert à rien de se remplir comme ça.

Comme le dit Anne, je vais prendre un peu de recul sur la méthode. Pas pour me goinfrer mais pour retrouver une certaine liberté de penser. Penser à la nourriture du matin au soir n'est pas vivable, même si c'est pour se demander si on a faim ou non.

Hier soir, après un resto italien à midi, j'ai juste mangé un bouillon. Et je n'ai pas eu envie de manger devant la TV, je n'avais pas faim non plus.
chocolat57 a écrit : En plus, j'ai l'impression de manger n'importe quoi, n'importe quand, comme si j'avais ouvert des vannes et que je n'arrivais plus à les refermer.


En réfléchissant à ta situation j'ai inconsciemment faiut le bilan de la mienne hier soir, et je m'en vais livrer ici ce que j'en ai conclu. Alors voilà:
Tu écris que tu es perdue dans quoi manger et quand manger. Moi aussi au début je me suis fait la réflexion que je ne mangeais pas mieux qu'avant au sens "médical" du terme. Mais seulement voilà, je vais me permettre de faire une comparaison avec la politique. Quand l'Espagne est sortie de la dictature en 1975, la transition démocratique leur a pris 5 ans ! Mais avoue que maintenant c'est un pays plutôt sympa même sans le connaître à fond.
Attention j'ai pas dit que ça allait nous prendre cinq ans, juste que nous sommes en période de transition et que les choses finiront par se mettre en place.

Comparons encore si tu veux bien, voici un aperçu de ce que je mangeais avant la RA

Premièrement: en période de régime strict

le matin : thé et deux biscottes avec des traces de beurre
midi: une salade
soir un potage

Deuxièmement: sans régime mais boulimie

matin: un "bon petit déj", chocolat chaud, tartine beurrée et confiture
midi: crudité en entrée, légumes + féculents + viande ou poisson (comme on m'avait gentimment dit de faire)
soir: une salade composée, un yaourt et ou un fruit

Tu me diras pas mal, bravo pour l'équilibre, mouais sauf qu'entre chaque repas je faisais du remplissage, en l'espace de dix minutes j'étais capable d'avaler deux ou trois paquets de gateaux, sans faim bien sûr

Alors si je compare avec maintenant, oui c'est vrai que pour le moment je n'ai pas de "vrais repas" tous les jours, je mange quand j'ai faim et ce qui me fait envie, parfois je mange sans faim mais en général je ne mange pas avant d'avoir à nouveau faim, à échelle d'une semaine je fais quand même plusieurs "vrais repas" avec viande et légumes et tout le toutim, mais des trois schémas alimentaires que je viens d'énumérer, finalement c'est quand même la RA qui me paraît la plus sensée. Et toi? qu'en penses tu?
Le temps viendra où je ferais des repas socialement correct en moindre quantité je me doute. Mais pour l'instant je sais que je suis en transition et que je veux aller vers la démocratie :lol:
allez bonne journée
OUi, Asivalavida, je suis d'accord avec toi, la RA est la manière la plus sensée de manger puisqu'elle correspond à nos envies. C'est la seule façon de ne pas être frustrée.

Quand je faisais un régime, je mangeais à peu près comme toi, mais dans ton deuxième exemple de menus. J'ai toujours mangé une viande ou un poisson avec légumes et laitage, fruits. Mais cette alimentation trop cadrée où il faut mesurer les cuillères d'huile, de lait, pas de sucre, que des laitages à 0% m'a toujours énormément frustrée. Et pour être totalement honnête, je crois bien que je n'ai jamais "tenu" une seule journée de régime sans manger au moins un petit gâteau, fini l'assiette d'un de mes fils, ou avaler un carré de chocolat... Et le tout sans faire attention à la faim, bien sûr.

Je suis d'accord avec toi sur le terme de transition. Et en discutant avec mon mari, je lui disais que je ne pourrais plus faire un régime tout simplement parce que mon cerveau fonctionne RA maintenant. Toutes les pensées issues des régimes, je les refuse tout de suite. L'autre jour, mon mari me disait que je n'avais qu'à ne plus acheter les gâteaux que j'aime, comme ça je n'en mangerais plus. Je lui ai aussitôt répondu que cette pensée sortait de la restriction. Je lui ai expliqué que si je n'achetais pas ces gâteaux pour ne pas être tentée, c'était une manière de me mettre un interdit et donc de risquer de craquer un jour, d'aller en acheter deux paquets et de les manger tout de suite. Parce que ces fameux gâteaux que j'aime, eh ben, j'en avais un paquet depuis une semaine de le placard, et je n'en avais pas envie, je l'avais même oublié.

Pour en revenir aux types de menus, je fais chaque jour des repas avec viande, légumes, féculents, enfin bref, tout le diététiquement correct parce que j'ai deux enfants de 8 et 6 ans. Je leur donne une alimentation normale en les incitant juste à faire attention à leur faim. Chez nous, pas d'interdit, il y a gâteaux, chocolat, chips et cie et mes enfants ne sont pas toujours en train d'en manger non plus.

En fait, pour moi, la RA, c'est la manière la plus normale de manger qui soit. Et nous n'aurions jamais du à avoir à apprendre à manger comme ça, cela aurait du être naturel. Je pense que cet apprentissage ne devrait pas être trop compliqué, le plus dur, à mon sens, étant de résister à l'alimentairement correct et au diktat des régimes
Mon Dieu,
cela fait trois jours que je vous lis,

Le premier jour, principalement chirurgie
Yé j'ai trouvé il me faut un ballon, c'est super je ne pourrai plus manger, même quand j'en ai envie, puis les réponses ont fusé
Maria123, Chloeecamille, Patty, les plus précises dans leurs réponses m'ont démontré que cela ne règle pas les causes, ni l'après ballon;
après mon enthousiasme du départ, au fil des heures c'est retombé

Deuxième jour, CTA et RA
ALors je me dis en effet, comme on me l'écrit, mes régimes ont tous échoués, qu'est ce que je risque ??? à commencer à m'attaquer aux causes ?? je vais sur le site, je trouve deux psy du gros à valence, ...
cet après midi je vais voir ma médecin, pour lui en parler, ...
je suis remontée à bloc, je vais lui parler RA, j tiens la solution à long terme, mon calvaire va trouver une fin ....

et va savoir pourquoi,
je viens lire "La RA m'angoisse" comme ça, en passant juste avant de partir ... et plus je lis attentivement les témoignages et plus je suis effrayée.

Moi aussi je ne pense qu'à la bouffe depuis 30 ans, pas une minute sans relier tout à ça, à tout
et je ne connais pas la faim, dans ce monde civilisé, moi mon corps il ne me parle pas (et d'ailleurs il a rien à dire il est trop moche)
et là vous me dites que je vais devoir penser "faim" ou "pas faim" toute la journée. Déjà avant d'avoir commencé j'ai peur de cette obsession que décrit admirablement chocolat57 que je remercie de mettre noir sur blanc des sensations, des ressentis que j'ai aussi.
Et puis, vous êtes toutes d'accord sur la longueur , sur le temps que cela va prendre... et hop je retombe comme un soufflé, alors c'est ça la RA
la contrainte du carnet, la reprise de kilos parceque tu manges tout ce que tu as ENVIE ?? et ensuite les questions, les ras le bol, les doutes ...
est ce vrai qu'on arrive à un changement en profondeur au moins ??

Oh pitiiiiiiiiiiié ré-expliquez moi la RA et ses bénéfices, j'ai dû louper des lignes importantes.
Salut racheloo
Non tu ne sembles pas avoir loupé les étapes, tu es juste effrayée devant la montagne devant toi. Pourquoi? parce que c'est pas comme ça qu'il faut la regarder. Je m'explique: Imagine que tu es une enfant de 11 ans qui rentre en sixième, et puis là d'un coup on te dit que tu vas devoir passer le bac. Bonjour la perspective ! que peux tu faire du haut de tes onze ans face au bac, tu te dis que tu n'as pas les connaissances, que tu n'y arriveras jamais et patati et patata.

Seulement voilà ce qu'on a oublié de te dire et que tu sembles avoir mis de côté c'est que oui tu vas devoir passer le bac mais que d'ici là tu as le temps d'acquérir les connaissances et que le jour J tu sauras comment faire.

Autrement dit: ne regarde pas la montagne mais le chemin pour la gravir, c'est plus simple et ça fait moins peur.

OUI la RA prend du temps, OUI tu vas te demander si tu as faim ou pas faim au début, OUI tu vas hésiter tituber pour chercher TA satiété, pourquoi mentir, il n'est écrit nul part sur ce forum (en tout cas moi je ne l'ai pas lu) que c'était facile comme une intérupteur.

OUI c'est long, ne te voile pas la face, on n'a pas encore inventé la téléportation pour passer de l'autre côté de la montagne ;) , il va donc falloir marcher.
Mais ne prends pas ça comme une contrainte, sinon c'est que tu n'es pas prête, tu n'as pas encore totalement renoncé au "vite fait mal fait" que sont les régimes et autres chirurgie.

Maintenant ce qu'il te faut c'est faire un bilan, car de toute façon tu y es devant la montagne. Il te faut donc choisir TA route. Si je puis me permettre voilà mon avis

LA RA: te permmettra de gravir et passer de l'autre côté aussi long et difficile que soit le chemin, mais il y a des aires de repos pour se poser avant de repartir :lol:

LE REGIME: te permettra de faire le tour de la montagne et de revenir au point de départ, belle ballade mais quelle perte de temps :lol:

LA CHIRURGIE: j'ai pas vraiment réfléchi à la question alors je m'abstiens

A toi de choisir, et si tu choisis la RA peut-être fera-t-on un bout de chemin ensemble ;)

Allez bon courage à toi quoique tu choississes
J'aime beaucoup ta métaphore asivalavida. :)

Pour la chirurgie, on peut peut-être dire que c'est un tunnel creusé en travers de la montagne et qui, mal étayé, peut finir par s'effondrer tant qu'on est encore dedans, non? ;)
At last, my love has come along, my lonely days are over, and life is like a song... (Etta James)

Mon coin à moi
Je voudrais dire à Racheloo que, oui, la RA c'est long parce que c'est une remise en question totale de son mode de fonctionnement. Maigrir n'est pas simple, ce n'est pas anodin. Maigrir entraîne des bouleversements que tout le monde n'est peut-être pas prêt à assumer. Je viens de commencer la lecture du livre d'Apfeldorfer "maigrir, c'est dans la tête". Je viens de comprendre pas mal de choses d'un coup. ça fiche une grande claque mais c'est constructif. Tant qu'on ne sait pas pourquoi on mange, on ne peut prétendre à maigrir, que ce soit par la RA ou un régime.
Plus j'avance et plus je me rends compte que ça fait des années que je mange pour me baillonner. Baillonner mes pensées, paraître toujours gaie, aimable, serviable alors qu'en fait, ça me gonfle prodigieusement. Cela fait des années que je mange pour oublier que je n'ose pas dire non à quelqu'un par peur d'être "désaimée" d'un coup, que je ne m'autorise pas à penser que je déteste telle ou telle personne parce que mon image de fille sympa serait écornée, etc.

La RA est une chose mais avant de se concentrer sur ses sensations, encore faut-il admettre que l'on existe, que l'on a un corps et des idées, qu'elles soient belles ou moins belles. Et accepter que l'on peut être moins aimable qu'on le voudrait n'est pas facile.

Je me suis perdue à vouloir être trop gentille, avec comme unique but, que l'on pense du bien de moi et que l'on m'aime. Mais, m'aime-t-on vraiment plus parce que je fais les 4 volontés de chacun? Je commence à en douter sérieusement. La chose dont je suis sûre, c'est que à force de vouloir être aimée, j'ai perdu ma personnalité et mes pensées. Et c'est pour ne surtout pas penser à cela, à ce vide si envahissant que je me jette sur la nourriture.

Je crois que je viens de faire un grand pas. D'ailleurs, aujourd'hui, je n'ai pas beaucoup mangé, je n'ai pas eu très faim et je n'ai surtout pas eu envie de manger. Cette envie qui détruit tout et qui comble un vide, qui s'accompagne de pensées négatives, je ne l'ai pas eue. Je ne dis pas qu'elle ne refera pas surface, mais c'est déjà un premier pas.
Se comprendre et accepter ses zones d'ombre, voilà la clef.
=D> chocolat57!

Tu as fait un grand pas, en effet! :) Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis et je peux donc te dire que c'est vraiment un très bon point pour toi d'avoir mis le doigt sur une des raisons de ces "sacrées envies". ;)

Reste, maintenant, à mettre en pratique ce que tu as appris sur toi. C'est dur de changer ses habitudes mais tu verras, ça fait un bien fou.

Bon courage, chocolat57, tu tiens le bon bout, j'en suis sûre. :)
At last, my love has come along, my lonely days are over, and life is like a song... (Etta James)

Mon coin à moi
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