Je parle ici belliqueux et surtout les belliqueuses, qui te font des remarques (faciles) sur ton physique "imparfait".
Pas plus tard que la semaine dernière, exemple criant : dans une boutique, je pars très motivée, m'acheter un short de contension pour le sport, qui permet de transpirer davantage et concentrer l'effort sur une partie du corps en particulier. La vendeuse, que j'avais trouvé fort sympathique la fois d'avant, avait soit passé une très mauvaise soirée la veille, soit était déterminé par l'idée de casser une pauvre jeune fille sans défense.
Pleine de bonne volonté, je me renseigne, et elle commence à vouloir me refourguer la grosse armature, le short qui te prend des genoux jusqu'aux aisselles. Mouaich ... et là elle me sort la fameuse "culotte de cheval" en reluquant mes fesses avec insistance.
Mon homme, présent, était effaré. J'ai essayé de ne pas me laisser abattre, et j'ai choisi un produit, et là , non contente de me vendre quelque chose, elle enchaine en s'adressant directement à moi :
"Jeune fille, faites attention à ce que vous mangez !!" d'un air lourd de reproches.
J'étais effondrée. Mes yeux couraient partout dans la pièce, pour éviter de pleurer comme une madeleine, et elle en rajoutait, d'un air de dire que JE ME LAISSE ALLER, forcément !!! et cette conne ignore tout de ma vie : elle ne sait pas que je ne bouffe que des légumes, que je me bouge autant que je peux (la preuve, j'étais dans son magasin pour acheter un short pour le sport, arfff), bref, j'ai trouvé ça ignoble. Sur la fin, j'ai pris mon sachet, et j'avais une envie irrepressible de lui balancer qu'elle ferait mieux de fermer sa grande bouche et qu'elle n'a rien à me dire, vu sa tronche. Mais je n'ai pas osé, encore une fois.
D'où l'objet de mon message.
Entre la caissière qui te croit enceinte, la collègue qui te sort que tu es "forte", les moqueries au collège pendant des années, les remarques de tes exs assez ignobles, les regards indisposants, et les réflexions à tout bout de champ, la belle-mère qui te prend pour un déchet parce que tu as pris deux kilos, je me rends compte que je n'ai jamais su défendre ma pomme, comme si j'étais en tort, comme si j'étais une coupable débusquée, prise sur le fait, "vous avez raison, enfermez-moi". Tellement empétrée face à la réalité, que l'esprit, le courage, et la foi, n'ont plus aucun sens tout à coup.
Je déplore tellement de ne se pas savoir, et ne pas pouvoir, les envoyer se faire voir bien proprement
Pas plus tard que la semaine dernière, exemple criant : dans une boutique, je pars très motivée, m'acheter un short de contension pour le sport, qui permet de transpirer davantage et concentrer l'effort sur une partie du corps en particulier. La vendeuse, que j'avais trouvé fort sympathique la fois d'avant, avait soit passé une très mauvaise soirée la veille, soit était déterminé par l'idée de casser une pauvre jeune fille sans défense.
Pleine de bonne volonté, je me renseigne, et elle commence à vouloir me refourguer la grosse armature, le short qui te prend des genoux jusqu'aux aisselles. Mouaich ... et là elle me sort la fameuse "culotte de cheval" en reluquant mes fesses avec insistance.
Mon homme, présent, était effaré. J'ai essayé de ne pas me laisser abattre, et j'ai choisi un produit, et là , non contente de me vendre quelque chose, elle enchaine en s'adressant directement à moi :
"Jeune fille, faites attention à ce que vous mangez !!" d'un air lourd de reproches.
J'étais effondrée. Mes yeux couraient partout dans la pièce, pour éviter de pleurer comme une madeleine, et elle en rajoutait, d'un air de dire que JE ME LAISSE ALLER, forcément !!! et cette conne ignore tout de ma vie : elle ne sait pas que je ne bouffe que des légumes, que je me bouge autant que je peux (la preuve, j'étais dans son magasin pour acheter un short pour le sport, arfff), bref, j'ai trouvé ça ignoble. Sur la fin, j'ai pris mon sachet, et j'avais une envie irrepressible de lui balancer qu'elle ferait mieux de fermer sa grande bouche et qu'elle n'a rien à me dire, vu sa tronche. Mais je n'ai pas osé, encore une fois.
D'où l'objet de mon message.
Entre la caissière qui te croit enceinte, la collègue qui te sort que tu es "forte", les moqueries au collège pendant des années, les remarques de tes exs assez ignobles, les regards indisposants, et les réflexions à tout bout de champ, la belle-mère qui te prend pour un déchet parce que tu as pris deux kilos, je me rends compte que je n'ai jamais su défendre ma pomme, comme si j'étais en tort, comme si j'étais une coupable débusquée, prise sur le fait, "vous avez raison, enfermez-moi". Tellement empétrée face à la réalité, que l'esprit, le courage, et la foi, n'ont plus aucun sens tout à coup.
Je déplore tellement de ne se pas savoir, et ne pas pouvoir, les envoyer se faire voir bien proprement
S'aimer un jour, envers et contre tous ...
