Tout d'abord si je suis ici, c'est tout simplement parce que je voudrai parler d'un sujet qui me pèse, depuis maintenant plus de trois ans... Trois ans que je vis quotidiennement avec tantôt l'anorexie, tantôt la boulimie...
Je suis actuellement en 1ère année de fac, j'ai 18ans. Tout a commencé en classe de troisième où j'ai découvert l'anorexie pour la première fois par le biais d'une fille de ma classe qui a sombré dans cet enfer au fil de l'année... A travers elle, j'ai vu la fulgurante perte de poids qui pouvait se produire. A cet époque, je venais de vivre des années de collège assez difficile durant lesquelles j'ai dû supporter des surnoms tels que "la boule", surnoms blessants qui n'avaient pas lieu d'être car j'étais loin d'être grosse même si je n'étais pas très mince non plus, disons que j'étais dans la "norme". En troisième, je me suis dit qu'il fallait que je maigrisse pour que ces railleries cessent (cessent de me pourrir la vie) et j'ai commencé ce que je n'aurai jamais dû commencer... Je suis tombée dans l'anorexie précisément au mois d'avril 2001. Personne de mon entourage ne s'en est aperçue, excepté des copines de classe qui étaient désarmées face à mon propre désarroi. J'ai perdu des kilos au fil des semaines, mon corps était nettement amaigri mais je ne le voyais pas. Et puis les vacances d'été (2001) sont arrivées, et là , un "phénomène" inverse s'est produit, phénomène que je ne m'explique toujours pas: je me suis remise à manger, presque inconsciemment, et de plus en plus au fil des jours... Bien évidemment, à la fin des vacances j'avais repris tous les kilos perdus... Je n'ai plus trop prêter attention à mon physique car je savais que j'allais enfin changer d'univers: entrer au lycée, ne plus jamais revoir ceux qui m'avaient tant souffrir... Mais j'ai tenu jusqu'à l'hiver, et au début de l'année 2002, en classe de seconde, je ne pouvais plus supporter l'image que me renvoyait le mirroir, je suis tombée dans une nouvelle "phase" d'anorexie... Et l'été qui a suivi rebelotter: l'autre extrême, la boulimie... Boulimie non vomitive, ce qui explique la reprise de poids. Les crises ( de boulimie) étaient assez fréquentes et à la différence de l'anorexie, je ne contrôlais plus rien, c'était mon organisme qui parlait, qui avait besoin de compenser toutes les privations et les frustrations que je m'étais durement imposées... En fait, depuis, phases d'anorexie et de boulimie s'alternent. Chacune d'elle s'est allongée, et elles se sont même rapprochées de plus en plus, pour finir, au jour d'aujourd'hui par être inextricablement mêlées, c'est-à -dire que dans une même semaine, alors que j'ai décidé de ne pas manger, il m'arrive d'avoir plusieurs crises de boulimie (avec des aliments très sucrés, trés caloriques type gâteaux et biscuits en tout genre). Sur le moment, je ne pense à rien, ou si, au plaisir éphémère que cela me procure, s'ensuit une profonde culpabilité... Actuellement, je ne supporte plus mon corps dont le poids ne cesse de fluctuer: cet été je suis descendue jusqu'à 45kg (je ne fais qu'1m55 -ça aussi c'est un complexe-, ce qui fait que ce n'était pas encore catastrophique comme ça l'avait été en troisième) et là je suis à 52kg (sachant que le pire où je sois arrivée ça a été 54kg l'hiver dernier)... Je me rends compte que je ne contrôle plus rien, même plus l'anorexie, car même si j'ai fermement décidé de perdre cecs kilos que je ne supporte plus, cette graisse superflue au niveau des cuisses, des fesses, des hanches,... il y a toujours désormais ces crise de boulimie qui viennent me surprendre... C'est une torture de l'esprit quotidienne que je ne supporte plus. Je ne sais plus quoi faire... Je suis perdue. Aujourd'hui, seulement une personne est au courant: ma meilleure amie, qui hélas ne comprend pas, ne me comprend pas... Voilà . Je ne sais même pas quoi attendre du fait d'avoir parlé de tout ceci, à qui en plus? Y aura-t-il quelqu'un qui lira ce message?...
Je m'arrête là avant de fondre en larmes. Merci d'avance à celui ou celle qui aura eu la patience de lire ceci et s'il vous plaît ne me juger pas. Ne vous dites pas: encore une de ces pauvres filles à être tombée dans ce piège pour ressembler à ces stéréotypes... Non, ce n'est que l'apparence du problème, dessous se cache un profond mal de vivre, je suis juste une fille paumée, mal dans sa peau, qui se sent seule, qui a besoin d'amour, de compréhension...
Céline
Je suis actuellement en 1ère année de fac, j'ai 18ans. Tout a commencé en classe de troisième où j'ai découvert l'anorexie pour la première fois par le biais d'une fille de ma classe qui a sombré dans cet enfer au fil de l'année... A travers elle, j'ai vu la fulgurante perte de poids qui pouvait se produire. A cet époque, je venais de vivre des années de collège assez difficile durant lesquelles j'ai dû supporter des surnoms tels que "la boule", surnoms blessants qui n'avaient pas lieu d'être car j'étais loin d'être grosse même si je n'étais pas très mince non plus, disons que j'étais dans la "norme". En troisième, je me suis dit qu'il fallait que je maigrisse pour que ces railleries cessent (cessent de me pourrir la vie) et j'ai commencé ce que je n'aurai jamais dû commencer... Je suis tombée dans l'anorexie précisément au mois d'avril 2001. Personne de mon entourage ne s'en est aperçue, excepté des copines de classe qui étaient désarmées face à mon propre désarroi. J'ai perdu des kilos au fil des semaines, mon corps était nettement amaigri mais je ne le voyais pas. Et puis les vacances d'été (2001) sont arrivées, et là , un "phénomène" inverse s'est produit, phénomène que je ne m'explique toujours pas: je me suis remise à manger, presque inconsciemment, et de plus en plus au fil des jours... Bien évidemment, à la fin des vacances j'avais repris tous les kilos perdus... Je n'ai plus trop prêter attention à mon physique car je savais que j'allais enfin changer d'univers: entrer au lycée, ne plus jamais revoir ceux qui m'avaient tant souffrir... Mais j'ai tenu jusqu'à l'hiver, et au début de l'année 2002, en classe de seconde, je ne pouvais plus supporter l'image que me renvoyait le mirroir, je suis tombée dans une nouvelle "phase" d'anorexie... Et l'été qui a suivi rebelotter: l'autre extrême, la boulimie... Boulimie non vomitive, ce qui explique la reprise de poids. Les crises ( de boulimie) étaient assez fréquentes et à la différence de l'anorexie, je ne contrôlais plus rien, c'était mon organisme qui parlait, qui avait besoin de compenser toutes les privations et les frustrations que je m'étais durement imposées... En fait, depuis, phases d'anorexie et de boulimie s'alternent. Chacune d'elle s'est allongée, et elles se sont même rapprochées de plus en plus, pour finir, au jour d'aujourd'hui par être inextricablement mêlées, c'est-à -dire que dans une même semaine, alors que j'ai décidé de ne pas manger, il m'arrive d'avoir plusieurs crises de boulimie (avec des aliments très sucrés, trés caloriques type gâteaux et biscuits en tout genre). Sur le moment, je ne pense à rien, ou si, au plaisir éphémère que cela me procure, s'ensuit une profonde culpabilité... Actuellement, je ne supporte plus mon corps dont le poids ne cesse de fluctuer: cet été je suis descendue jusqu'à 45kg (je ne fais qu'1m55 -ça aussi c'est un complexe-, ce qui fait que ce n'était pas encore catastrophique comme ça l'avait été en troisième) et là je suis à 52kg (sachant que le pire où je sois arrivée ça a été 54kg l'hiver dernier)... Je me rends compte que je ne contrôle plus rien, même plus l'anorexie, car même si j'ai fermement décidé de perdre cecs kilos que je ne supporte plus, cette graisse superflue au niveau des cuisses, des fesses, des hanches,... il y a toujours désormais ces crise de boulimie qui viennent me surprendre... C'est une torture de l'esprit quotidienne que je ne supporte plus. Je ne sais plus quoi faire... Je suis perdue. Aujourd'hui, seulement une personne est au courant: ma meilleure amie, qui hélas ne comprend pas, ne me comprend pas... Voilà . Je ne sais même pas quoi attendre du fait d'avoir parlé de tout ceci, à qui en plus? Y aura-t-il quelqu'un qui lira ce message?...
Je m'arrête là avant de fondre en larmes. Merci d'avance à celui ou celle qui aura eu la patience de lire ceci et s'il vous plaît ne me juger pas. Ne vous dites pas: encore une de ces pauvres filles à être tombée dans ce piège pour ressembler à ces stéréotypes... Non, ce n'est que l'apparence du problème, dessous se cache un profond mal de vivre, je suis juste une fille paumée, mal dans sa peau, qui se sent seule, qui a besoin d'amour, de compréhension...
Céline
