Si vraiment ça ne va pas du tout, et si c'est possible : je m'enferme et j'écris, sous forme de lettre à une personne qui existe (et qui m'a blessée, qui m'énerve, ou que j'ai moi-même peinée) ou bien à une personne qui n'existe pas (l'enfant désiré qui ne vient pas) ou à moi-même.
Ecrire me permet de laisser sortir toutes ces émotions qui se bousculent en moi au point de me paralyser, ça me permet de faire le point, de nommer mes désirs, de dire mes peines, de laisser mes larmes couler, etc. Je peux passer plusieurs jours à remanier une lettre, jusqu'à trouver le mot juste pour dire ce que je vis, l'exacte résonance.
Je n'envoie jamais ma lettre à son destinataire, je la détruis en général quand je sens que le mouvement est abouti, car alors je peux à nouveau agir dans ma vie, parler à la personne concernée, ou continuer mon cheminement.
"Il faut tourner la page,
aborder le rivage où rien ne fait semblant,
saluer le mystère,
sourire,
et puis se taire."
Bon courage Tisane !
