J'ai rematé ce film de Tarantino hier soir, je me suis rendu compte que c'était celui que j'avais le moins vu.
Synopsis: Jackie Brown, une hôtesse de l'air, transporte de l'argent pour Ordell. Un jour elle se fait arrêter par deux flics menant une enquête sur Ordell. Refusant de parler, elle est mise en prison sous caution. Ordell paie Max Cherry pour la faire sortir. Ordell et Jackie font un marché: faire sortir du Mexique le demi-million de dollar d'Ordell, sans se faire prendre par les deux flics.
Le film ne réside pas dans le scénario, je m'en suis rendu compte hier.
Ce troisième film de Tarantino ne lui ressemble pas . Il a fait ce film pour ressusciter Pam Grier, car rien dans ce film ne fait penser à Reservoir Dogs, Pulp fiction, ou Kill Bill.
Cependant, c'est assez drôle de constater que Tarantino faisait déjà référence à pam Grier(qui interprète jackie brown) dans une scène de Reservoir Dogs.
La construction de Jackie Brown n'a rien de déconcertant. Tout est très linéaire, et il y a juste dans la dernière demi-heure du film ou on assiste à des scènes d'un point de vue différent pour chaque personnage (un peu à la manière de Elephant, qui doit beaucoup à Tarantino).
Tout est dans l'ordre, on comprend donc toute l'intrigue en une fois. Et je trouve ça vraiment dommage. De plus, De Niro est assez transparent dans le film, même si il a une scène forte et vraimente tordante. Samuel L. jackson est par contre pour la première fois chez Tarantino un vrai méchant.
Mais c'est un peu le problème du film, qui est assez manichéen. Dans Reservoir Dogs par exemple, il n'y a aucun parti pris, et le film est d'ailleurs particulièrement sombre, et l'humour même si il est assez présent, s'efface petit à petit.
Pulp Fiction reste sûrement le film le plus abouti de Tarantino. Personne n'est tout blanc tout noir, chacun décide de ce qu'il veut devenir, via ses croyances, chacun vit pour soi, chacun a ses objectifs, et c'est particulièrement bien vu car on voit les différents points de vue des persos. On ne s'attache pas vraiment plus à tel ou tel perso, tous sont vraiment définis.
Dans Kill Bill vol. 1, on a l'impression d'un certain retour à cette conception du bien et du mal, mais tout est démenti dans le vol.2, où on comprend les ambitions de chacun (même dans quelques scènes du premier en fait, notamment celle avec Nicky, qui annonce un éventuel vol.3).
Mais dans Jackie Brown, il y a vraiment LE gars à abattre, les flics roulés dans la farine, et l'héroïne black sexy qui gagne.
Par contre, ce qui fait vraiment ce film et qui le sauve, c'est son ambiance, très années 80, très Miami. Jackie Brown et Max Cherry sont des persos attachants, les décors des pièces et même du magasin fait vraiment penser au passé. Il y a une réelle touche de nostalgie, et c'est avant tout un film d'ambiance. Dommage que ça soit au détriment de l'histoire, qui place Jackie Brown en un Tarantino en faible forme.
Ca reste toutefois un bon film, sympathique à voir.
Synopsis: Jackie Brown, une hôtesse de l'air, transporte de l'argent pour Ordell. Un jour elle se fait arrêter par deux flics menant une enquête sur Ordell. Refusant de parler, elle est mise en prison sous caution. Ordell paie Max Cherry pour la faire sortir. Ordell et Jackie font un marché: faire sortir du Mexique le demi-million de dollar d'Ordell, sans se faire prendre par les deux flics.
Le film ne réside pas dans le scénario, je m'en suis rendu compte hier.
Ce troisième film de Tarantino ne lui ressemble pas . Il a fait ce film pour ressusciter Pam Grier, car rien dans ce film ne fait penser à Reservoir Dogs, Pulp fiction, ou Kill Bill.
Cependant, c'est assez drôle de constater que Tarantino faisait déjà référence à pam Grier(qui interprète jackie brown) dans une scène de Reservoir Dogs.
La construction de Jackie Brown n'a rien de déconcertant. Tout est très linéaire, et il y a juste dans la dernière demi-heure du film ou on assiste à des scènes d'un point de vue différent pour chaque personnage (un peu à la manière de Elephant, qui doit beaucoup à Tarantino).
Tout est dans l'ordre, on comprend donc toute l'intrigue en une fois. Et je trouve ça vraiment dommage. De plus, De Niro est assez transparent dans le film, même si il a une scène forte et vraimente tordante. Samuel L. jackson est par contre pour la première fois chez Tarantino un vrai méchant.
Mais c'est un peu le problème du film, qui est assez manichéen. Dans Reservoir Dogs par exemple, il n'y a aucun parti pris, et le film est d'ailleurs particulièrement sombre, et l'humour même si il est assez présent, s'efface petit à petit.
Pulp Fiction reste sûrement le film le plus abouti de Tarantino. Personne n'est tout blanc tout noir, chacun décide de ce qu'il veut devenir, via ses croyances, chacun vit pour soi, chacun a ses objectifs, et c'est particulièrement bien vu car on voit les différents points de vue des persos. On ne s'attache pas vraiment plus à tel ou tel perso, tous sont vraiment définis.
Dans Kill Bill vol. 1, on a l'impression d'un certain retour à cette conception du bien et du mal, mais tout est démenti dans le vol.2, où on comprend les ambitions de chacun (même dans quelques scènes du premier en fait, notamment celle avec Nicky, qui annonce un éventuel vol.3).
Mais dans Jackie Brown, il y a vraiment LE gars à abattre, les flics roulés dans la farine, et l'héroïne black sexy qui gagne.
Par contre, ce qui fait vraiment ce film et qui le sauve, c'est son ambiance, très années 80, très Miami. Jackie Brown et Max Cherry sont des persos attachants, les décors des pièces et même du magasin fait vraiment penser au passé. Il y a une réelle touche de nostalgie, et c'est avant tout un film d'ambiance. Dommage que ça soit au détriment de l'histoire, qui place Jackie Brown en un Tarantino en faible forme.
Ca reste toutefois un bon film, sympathique à voir.
