Comme je disais dans le post d'Eve, je n'aime pas les méthodes d'apprentissage de la lecture.
Quand j'étais en CP, l'institutrice nous faisait découvrir à partir de nos propres productions liées aux événements de la vie de la classe (ou en fonction du calendrier) les différentes règles du code écrit. Je trouvais ça passionnant, on devenait lecteur en étant acteur de cet apprentissage, nous étions des sortes d'enquêteurs. Fin septembre, je lisais couramment. Et ceux qui démarraient à Pâques (et il y en a!!!)pouvaient progresser à leur rythme jusqu'en juin.
Depuis que je m'intéresse professionnellement à l'acquisition du langage écrit, je suis allergique à tous les Gafi, Ratus (un copain instit m'a dit un jour qu'il fallait "dératiser les écoles"
). Je déteste ces méthodes figées où si on a "lâché" à la page 17, le reste de l'année est foutu, où il n'y a pas de différenciation prévue dans l'enseignement (après, certaines instits différencient malgré tout mais pas celles qui restent scotchées à la méthode. Celles là m'envoient des petits garçons nés prémas nés le 29 décembre immatures mais pas dyslexiques). De plus j'aime trop les bons livres pour enfants pour leur trouver le moindre intérêt "littéraire" et si on n'apprend pas à lire d'abord pour se faire plaisir, alors pourquoi? (pour faire plaisir à maman, c'est bien, mais pas suffisant, et puis il y a des enfants avec des parents qui s'en fichent, alors ceux-là ???)
J'ai la chance lorsque j'apprends à lire à un enfant, de n'avoir que cet enfant et de pouvoir m'adapter entièrement à lui. Pour certains, il m'a fallu inventer des trucs parce qu'aucun des moyens qu'on m'avait appris ne fonctionnait. Souvent, je m'aide de la méthode phonético gestuelle de Madame Borel Maisonny, mais pas des textes, que j'écris au fur et à mesure pour l'enfant, choisissant les phonèmes pas selon une progression pré-établie mais en fonction de son prénom par exemple...
Et il y a presque autant de façons d'apprendre que d'apprenants. Alors voilà pourquoi je rouspète après les méthodes, Eve.
En plus, je suis persuadée qu'un enfant normalement curieux baignant dans les livres, avec qui l'on parle (en jouant avec les sons, en répondant à ses questions...)et ne souffrant d'aucun trouble spécifique, évidemment, apprend à lire presque tout seul (ou en tout cas met en place les compétences nécessaires pour ça). J'observe de très près le modèle
que j'ai à la maison, les enfants des copains, et je trouve ça stupéfiant: la reconnaissance des logos, la prise d'indices pour deviner ce qui est écrit...
C'est comme ça que j'ai envie que mon fils apprenne à lire. Si l'instit qui procède comme ça dans son école prend sa retraite trop tôt pour lui, je pense que je lui apprendrai avant qu'il ne soit obligé d'apprendre à lire des prénoms de rats verts qui font de la moto (on ne les prend pas pour des crétins, déjà ...Et les dessins sont hideux) (de toute façon, ça m'étonnerait qu'il attende les deux années qu'il lui reste à faire en maternelle pour ça)
Bon, et vous??? Comment avez vous appris? Et vos loustics?
Quel avis avez-vous sur la question?
Quand j'étais en CP, l'institutrice nous faisait découvrir à partir de nos propres productions liées aux événements de la vie de la classe (ou en fonction du calendrier) les différentes règles du code écrit. Je trouvais ça passionnant, on devenait lecteur en étant acteur de cet apprentissage, nous étions des sortes d'enquêteurs. Fin septembre, je lisais couramment. Et ceux qui démarraient à Pâques (et il y en a!!!)pouvaient progresser à leur rythme jusqu'en juin.
Depuis que je m'intéresse professionnellement à l'acquisition du langage écrit, je suis allergique à tous les Gafi, Ratus (un copain instit m'a dit un jour qu'il fallait "dératiser les écoles"
J'ai la chance lorsque j'apprends à lire à un enfant, de n'avoir que cet enfant et de pouvoir m'adapter entièrement à lui. Pour certains, il m'a fallu inventer des trucs parce qu'aucun des moyens qu'on m'avait appris ne fonctionnait. Souvent, je m'aide de la méthode phonético gestuelle de Madame Borel Maisonny, mais pas des textes, que j'écris au fur et à mesure pour l'enfant, choisissant les phonèmes pas selon une progression pré-établie mais en fonction de son prénom par exemple...
Et il y a presque autant de façons d'apprendre que d'apprenants. Alors voilà pourquoi je rouspète après les méthodes, Eve.
En plus, je suis persuadée qu'un enfant normalement curieux baignant dans les livres, avec qui l'on parle (en jouant avec les sons, en répondant à ses questions...)et ne souffrant d'aucun trouble spécifique, évidemment, apprend à lire presque tout seul (ou en tout cas met en place les compétences nécessaires pour ça). J'observe de très près le modèle
C'est comme ça que j'ai envie que mon fils apprenne à lire. Si l'instit qui procède comme ça dans son école prend sa retraite trop tôt pour lui, je pense que je lui apprendrai avant qu'il ne soit obligé d'apprendre à lire des prénoms de rats verts qui font de la moto (on ne les prend pas pour des crétins, déjà ...Et les dessins sont hideux) (de toute façon, ça m'étonnerait qu'il attende les deux années qu'il lui reste à faire en maternelle pour ça)
Bon, et vous??? Comment avez vous appris? Et vos loustics?
Quel avis avez-vous sur la question?
