Bonjour
Ben voilà , j'y suis, au fond de mon trou. Je fais pétage de câble sur pétage de cable au boulot, et si pour le moment on ne me parle de licenciement qu'en mode "humour grinçant", j'en suis moi même à avoir envie de pousser le bouchon plus loin.
ça fait presque trois ans que je suis dans ma boîte, je suis arrivée dans une équipe qui avait enormément de boulot mais qui se serrait les coudes, et formait plus qu'une famille pour moi. Seulement voilà , ma boîte n'allant pas très bien, les personnes composant cette équipe sont peu à peu partie et je suis quasiement la dernière du groupe originale sur notre base parisienne.
Il me reste bien deux - trois collègues de cette équipe sur une autre de nos bases, mais nos rapports sont devenus beaucoup moins sereins, surtout je pense parce que l'espece de mini-gueguere amico-acide qu'on se faisait retombe sur mes épaules à moi toute seule (en gros, dans la base sud, on est des fascites stackanovistes du travail, rigoristes au possible et compliquant tout, dans la base sud, ils en foutent le moins possible : ce n'est pas la réalité, je le précise, juste une espece de ligne entre nous qui est basée sur une espece d'humour un peu grinçant).
Je bosse uniquement avec des mecs de la base sud, dont un fait partie d'une autre équipe et qui de toute façon me considère comme la potiche de service, et avec deux autres avec qui je m'entendais bien mais qui m'horripilent plus que tout lorsqu'ils se foutent de moi devant tout le monde en me disant que j'en fais trop. Au début du projet, j'ai prevenu que les hypothèses de base étaient trop légères et ai réclamé des actions complémentaires. Bien entendu, ils m'ont vannée pendant des mois en me disant que j'étais fidèle à ma réputation de "J'en fais trop au cas où", sauf que voilà , le point du projet sur lequel j'ai tenté de leur imposer ces actions est tout de même ma spécialité, je savais de quoi je parlais, et bien sur, cela n'a pas manqué, on est aujourd'hui en crise totale parce que rien ne marche et qu'il faut réaliser en urgance... ce que j'avais demandé au début.
Connaissant la susceptibilité des monsieurs, je ne l'ai pas ramenée (Dommage, j'aurai tellement aimé leur dire "J'avais raison, cette fois encore. Ahem.Comment tu veux formuler tes excuses pour des semaines de piques et de sourires en coin non justifiés ? "), me contentant d'essayer de piloter le bins au mieux, mais je m'enerve parce qu'ils se permettent encore de se foutre de moi quand je précise des limites plus étendues que ce qu'ils sont disposés à faire.
En parallèle de cela, j'en ai marre de ce que je fais, je n'apprends plus rien, je dois bosser toute seule, sans rien pour me stimuler, sans personne avec qui discuter de mes projets et les faire avancer.
Je suis vraiment au bout du rouleau.
Là dessus, un chef, pas le mien mais un autre, m'a manipulée en jouant sur ma conscience professionnelle et l'affection que je porte à certains membres d'autres équipes : il m'a envoyée dans une réunion concernant un projet en phase critique, mais pas un de mes projets, sous un faux pretexte. Bien entendu, les personnes présentes à cette réunion ont cru que je m'impliquais dans le projet et que j'allais leur apporter mon aide. Comme une cruche, j'ai attendu la fin de la réunion pour aller voir le chef, lui dire que je ne comprenais pas ce qu'il attendait de moi exactement (l'explication de son faux pretexte) puis mettre les points sur les "i" avec les autres, leur expliquer qu'il y a avait eu une erreur et que je ne pouvais pas leur apporter mon aide. Mais le bilan de la réunion est tel que je ne peux pas les laisser dans la mouise, et que la semaine prochaine, je serai en formation de 9H à 17H, à faire mon boulot de 17 à 19H, et à les aider de 19 à 21H00...
Alors que je n'en peux déjà plus.
Tout à l'heure, je suis allée dans le bureau de ce chef en esperant quand même lui faire comprendre que je ne pouvais pas faire grand chose. Il a refusé le dialogue et m'a juste dit que je n'avais qu'à me mettre d'accord avec ma consicence. Bref, il a gagné, la semaine prochaine, je vais turbiner, sans grande envie mais je vais le faire.
J'avais la haine, vraiment, quand j'ai vu ce qu'il me faiusait, et pire, qu'il avait gagné, je l'aurais volontiers enplafonné dans le mur. Je me suis barrée du bureau pendant la conversation, quand la tentation de lui coller un pain a été trop forte.
Puis je suis rentré dans la lard de mon propre chef, au sujet des conditions d'embauche qu'il avait imposé à des nouveaux, et qui me semblaient inadmissibles. Non, d'ailleurs, qui sont inadmissibles, pluisqu'elles sont telles que ces personnes vont devoir payer de leur poche un déménagement de 300 Km parce le service est délocalisé. C'est là qu'il a parlé de me virer, en riant jaune.
Le pire c'est que sur le coup j'ai trouvé que c'était une excellente idée et que je lui ai répondu que puisqu'il n'y aurait pas faute professionnelle (je ne l'ai pas insulté), j'aurais droit à indémnités et assedics, alors pourquoi pas, qu'il y aille.
Je m'isole de plus en plus des autres, soit parce que je ne les supporte plus, soit parce qu'au contraire je les apprécie trop, que je connais déjà leur chagre de boulout et de soucis et que je ne veux pas leur ajouter les miens.
Trois personnes seulement me rattachent encore à cette boîte, mais même pour elles, je ne veux plus rester.
Mais je suis tellement lessivée, tellement au fond du trou que je n'ai pas le courage de chercher autre chose, un autre boulot.
je reste un peu ebetée, partagée entre la colère, la haine même, et le découragement, le manque de volonté.
Le pire c'est que mon boulot ayant longtemps été le centre de mon existence, je déprime profondément, par moiment. J'oscille entre le rire hystérique et le délire poussé, et l'abattement le plus profond. Je ne mange presque pas quand je suis au fond de mon trou, je fume trop, j'en tombe même malade, moi qui ait une santé de fer.
si je le pouvais, je resterais au fond de mon lit, et n'en sortirais plus. Parfois j'ai envie de coller ma dem et de me casser quitte à trouver un boulot de caissière ou n'importe quoi. Je rêve souvent que je suis dans une maison isolée sur une île au large de l'Ecosse. Juste moi, mon chat, une cheminée, mes bouquins et basta. Bye au reste du monde.
Désolée, je sais que c'est long et pas cohérent, chaotique même, mais j'avais besoin que cela sorte.
Ben voilà , j'y suis, au fond de mon trou. Je fais pétage de câble sur pétage de cable au boulot, et si pour le moment on ne me parle de licenciement qu'en mode "humour grinçant", j'en suis moi même à avoir envie de pousser le bouchon plus loin.
ça fait presque trois ans que je suis dans ma boîte, je suis arrivée dans une équipe qui avait enormément de boulot mais qui se serrait les coudes, et formait plus qu'une famille pour moi. Seulement voilà , ma boîte n'allant pas très bien, les personnes composant cette équipe sont peu à peu partie et je suis quasiement la dernière du groupe originale sur notre base parisienne.
Il me reste bien deux - trois collègues de cette équipe sur une autre de nos bases, mais nos rapports sont devenus beaucoup moins sereins, surtout je pense parce que l'espece de mini-gueguere amico-acide qu'on se faisait retombe sur mes épaules à moi toute seule (en gros, dans la base sud, on est des fascites stackanovistes du travail, rigoristes au possible et compliquant tout, dans la base sud, ils en foutent le moins possible : ce n'est pas la réalité, je le précise, juste une espece de ligne entre nous qui est basée sur une espece d'humour un peu grinçant).
Je bosse uniquement avec des mecs de la base sud, dont un fait partie d'une autre équipe et qui de toute façon me considère comme la potiche de service, et avec deux autres avec qui je m'entendais bien mais qui m'horripilent plus que tout lorsqu'ils se foutent de moi devant tout le monde en me disant que j'en fais trop. Au début du projet, j'ai prevenu que les hypothèses de base étaient trop légères et ai réclamé des actions complémentaires. Bien entendu, ils m'ont vannée pendant des mois en me disant que j'étais fidèle à ma réputation de "J'en fais trop au cas où", sauf que voilà , le point du projet sur lequel j'ai tenté de leur imposer ces actions est tout de même ma spécialité, je savais de quoi je parlais, et bien sur, cela n'a pas manqué, on est aujourd'hui en crise totale parce que rien ne marche et qu'il faut réaliser en urgance... ce que j'avais demandé au début.
Connaissant la susceptibilité des monsieurs, je ne l'ai pas ramenée (Dommage, j'aurai tellement aimé leur dire "J'avais raison, cette fois encore. Ahem.Comment tu veux formuler tes excuses pour des semaines de piques et de sourires en coin non justifiés ? "), me contentant d'essayer de piloter le bins au mieux, mais je m'enerve parce qu'ils se permettent encore de se foutre de moi quand je précise des limites plus étendues que ce qu'ils sont disposés à faire.
En parallèle de cela, j'en ai marre de ce que je fais, je n'apprends plus rien, je dois bosser toute seule, sans rien pour me stimuler, sans personne avec qui discuter de mes projets et les faire avancer.
Je suis vraiment au bout du rouleau.
Là dessus, un chef, pas le mien mais un autre, m'a manipulée en jouant sur ma conscience professionnelle et l'affection que je porte à certains membres d'autres équipes : il m'a envoyée dans une réunion concernant un projet en phase critique, mais pas un de mes projets, sous un faux pretexte. Bien entendu, les personnes présentes à cette réunion ont cru que je m'impliquais dans le projet et que j'allais leur apporter mon aide. Comme une cruche, j'ai attendu la fin de la réunion pour aller voir le chef, lui dire que je ne comprenais pas ce qu'il attendait de moi exactement (l'explication de son faux pretexte) puis mettre les points sur les "i" avec les autres, leur expliquer qu'il y a avait eu une erreur et que je ne pouvais pas leur apporter mon aide. Mais le bilan de la réunion est tel que je ne peux pas les laisser dans la mouise, et que la semaine prochaine, je serai en formation de 9H à 17H, à faire mon boulot de 17 à 19H, et à les aider de 19 à 21H00...
Alors que je n'en peux déjà plus.
Tout à l'heure, je suis allée dans le bureau de ce chef en esperant quand même lui faire comprendre que je ne pouvais pas faire grand chose. Il a refusé le dialogue et m'a juste dit que je n'avais qu'à me mettre d'accord avec ma consicence. Bref, il a gagné, la semaine prochaine, je vais turbiner, sans grande envie mais je vais le faire.
J'avais la haine, vraiment, quand j'ai vu ce qu'il me faiusait, et pire, qu'il avait gagné, je l'aurais volontiers enplafonné dans le mur. Je me suis barrée du bureau pendant la conversation, quand la tentation de lui coller un pain a été trop forte.
Puis je suis rentré dans la lard de mon propre chef, au sujet des conditions d'embauche qu'il avait imposé à des nouveaux, et qui me semblaient inadmissibles. Non, d'ailleurs, qui sont inadmissibles, pluisqu'elles sont telles que ces personnes vont devoir payer de leur poche un déménagement de 300 Km parce le service est délocalisé. C'est là qu'il a parlé de me virer, en riant jaune.
Le pire c'est que sur le coup j'ai trouvé que c'était une excellente idée et que je lui ai répondu que puisqu'il n'y aurait pas faute professionnelle (je ne l'ai pas insulté), j'aurais droit à indémnités et assedics, alors pourquoi pas, qu'il y aille.
Je m'isole de plus en plus des autres, soit parce que je ne les supporte plus, soit parce qu'au contraire je les apprécie trop, que je connais déjà leur chagre de boulout et de soucis et que je ne veux pas leur ajouter les miens.
Trois personnes seulement me rattachent encore à cette boîte, mais même pour elles, je ne veux plus rester.
Mais je suis tellement lessivée, tellement au fond du trou que je n'ai pas le courage de chercher autre chose, un autre boulot.
je reste un peu ebetée, partagée entre la colère, la haine même, et le découragement, le manque de volonté.
Le pire c'est que mon boulot ayant longtemps été le centre de mon existence, je déprime profondément, par moiment. J'oscille entre le rire hystérique et le délire poussé, et l'abattement le plus profond. Je ne mange presque pas quand je suis au fond de mon trou, je fume trop, j'en tombe même malade, moi qui ait une santé de fer.
si je le pouvais, je resterais au fond de mon lit, et n'en sortirais plus. Parfois j'ai envie de coller ma dem et de me casser quitte à trouver un boulot de caissière ou n'importe quoi. Je rêve souvent que je suis dans une maison isolée sur une île au large de l'Ecosse. Juste moi, mon chat, une cheminée, mes bouquins et basta. Bye au reste du monde.
Désolée, je sais que c'est long et pas cohérent, chaotique même, mais j'avais besoin que cela sorte.
Je parle moins maintenant. Je terrasse plus mes ennemis par l'éloquence. Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule.
"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.
"J'tabassse les vieux, ça m'dérange pas" Tony Stark à Captain America.
