J'hésite à la faire longue ou pas... L'histoire du bureau où je suis actuellement est tellement compliquée que... je vais résumer et essayer d'en rester à mon problème de ces derniers temps.
Le contexte: 1 chef, son grand chef à lui, des collègues, et 1 ancien collègue aux collègue officiellement muté depuis 6 mois qu'aucun des collègues n'appréciait. Une entente impec entre tous les collègues (chose très rare et précieuse). Bref, ex-collègue copain de chef6+grand chef et ennemi des collègues.
Je dois d'ailleurs à cet ancien collègue (Appelons-le Momo) ma mutation dans ce bureau. Lui a été muté d'office parce qu'il harcelait tout le monde et était abjecte selon ce que j'en sais, et moi on m'a pêchée dans un autre bureau alors que je n'avais rien fait... Bref, j'ai été le dindon de la farce sur ce coup-là , mais je m'en suis remise. De surcroît la nouvelle était tombée alors que je venais d'apprendre la veille que j'avais raté un test, et rater ce test, par la magie des mots, fait de moi un agent actuellement incompétent jusqu'à preuve du contraire... J'ai fini par avaler l'histoire aussi (bon, y'a toujours un bout coincé dans la gorge, parce que réussir le test, ça rapportait pas mal de sousous qui m'auraient bien dépannés à l'époque)
Momo a été muté ailleurs, ce qui ne l'empêche pas d'être fourré tous les jours quand même dans ce bureau, chipoter dans des dossiers alors qu'il n'a plus aucune autorité dedans, ce qui fait que l'ambiance générale du bureau s'en ressent... Le conflit chef et grand chef VS collègues.
Voilà pour le contexte, en gros.
Ca fait un petit temps qu'apparemment le chef a décidé de faire de moi un souffre-douleur.
La semaine dernière, je n'avais guère de courrier à signer, il est venu me faire une remarque sur ma "faible productivité du jour". J'ai fait "oui oui, désolée", alors que j'avais pas arrêté de bosser de la matinée (tout travail n'inclus pas forcément un courrier
) et que les flics m'avaient appelé tôt pour... une affaire liée à mon ancien bureau, et donc j'ai pas mal cogité cette matinée-là . Depuis qu'il m'avait dit ça, la nouvelle a vite fait le tour du bureau et je l'ai pris sur le ton de l'humour, plaçant le mot productivité un maximum
, après tout ça prouve une fois de plus que le chef est idiot.
Aujourd'hui, début de semaine, déjà je suis tombée du lit le matin et suis arrivée très tôt, ce qui m'arrive rarement. Ultra-motivée, ma productivité du matin allait être au top... Et elle l'a été, mon but était un peu de l'emmerder avec toute ma paperasse... Sauf que... début d'après-midi, il me convoque dans son bureau sous prétexte d'un listing à me donner... Et il a de nouveau placé des propos qui me font mal! "T'es gradée ainsi, pourquoi tu fais pas ci, pourquoi c'est pas comme ça, pourquoi mon bureau meurt au niveau de ses statistiques (
ça fait que 6 mois maximum 7 que je suis dans son bureau, et les stats je les connais, on s'améliore de mois en mois)". Je lui ai tout de même replacé d'une façon pas trop directe l'histoire de la semaine d'avant, lui expliquant que les jours sans courrier, c'était les jours où j'ouvrais des dossiers, afin de faire des courriers le lendemain.
(bwarf, finalement c'est long
)
J'ai vite fait un compte-rendu de cette entrevue avec les collègues proches... Et y'a un mot sur lequel j'ai tilté venant de la part de l'un d'eux "souffre-douleur"... Et j'y ai songé toute la soirée jusque maintenant... Et effectivement, j'ai l'impression que c'est le cas. Ce type ne s'attaque pas à tout le monde aussi ouvertement, parce qu'il sait qu'il risquerait de se faire rabrouer... Et je me rends compte qu'à force d'être trop sympa et d'adopter un profil bas, ça fait de moi une belle victime
. Sympa, parce que ce type a finalement un cerveau qui fonctionne très basiquement. Il a sans doute énormément de frustrations dans sa vie (j'entrerai pas dans le détail), et a certainement énormément souffert, d'où un comportement sympa de ma part.
Pourtant, je n'ai pas l'impression d'être quelqu'un de faible... Ni de me laisser marcher sur les pieds... Peut-être est-ce le fait de la hiérarchie qu'on vouvoie et qui impose un certain respect (voire une crainte), ou autre chose... Sauf que je n'ai pas envie que ça continue. Ca fait 2-3 mois que je me suis dépatouillée de ma dépression, que je vais très bien, et je ne voudrais pas de nouveau repartir là -dedans à cause du boulot.
A votre avis, je le remballe comment, ce chef... étant donné que la gentillesse et les "oui oui" ne font que le rendre encore plus abjecte ? J'avoue avoir peur de l'aborder de front, de lui dire poliment qu'il "m'emmerde", qu'il n'a pas le droit de se décharger sur moi, que dans mon esprit je suis encore actuellement un agent incompétent (je le vis très bien maintenant, après tout ça ne me dérange pas de jouer sur ce fait pour refuser des tâches compliquées que j'aime pas faire
) et que ça ne sert à rien de parler de grade ? Que ma santé mentale reste fragile et qu'à tout moment je pourrais péter sévère un plomb ? L'attaquer sur ses frustrations personnelles ? Utiliser le "je pense que" ?
J'aimerais bien être parée pour la prochaine convocation dans son bureau
, et ne pas revenir ici dans 2 mois voire avant avec la tête en charpie et mes ptits cachets de zénittude.
Et encore désolée pour la longueur, je n'avais pas prévu que ça prendrait autant de lignes
Le contexte: 1 chef, son grand chef à lui, des collègues, et 1 ancien collègue aux collègue officiellement muté depuis 6 mois qu'aucun des collègues n'appréciait. Une entente impec entre tous les collègues (chose très rare et précieuse). Bref, ex-collègue copain de chef6+grand chef et ennemi des collègues.
Je dois d'ailleurs à cet ancien collègue (Appelons-le Momo) ma mutation dans ce bureau. Lui a été muté d'office parce qu'il harcelait tout le monde et était abjecte selon ce que j'en sais, et moi on m'a pêchée dans un autre bureau alors que je n'avais rien fait... Bref, j'ai été le dindon de la farce sur ce coup-là , mais je m'en suis remise. De surcroît la nouvelle était tombée alors que je venais d'apprendre la veille que j'avais raté un test, et rater ce test, par la magie des mots, fait de moi un agent actuellement incompétent jusqu'à preuve du contraire... J'ai fini par avaler l'histoire aussi (bon, y'a toujours un bout coincé dans la gorge, parce que réussir le test, ça rapportait pas mal de sousous qui m'auraient bien dépannés à l'époque)
Momo a été muté ailleurs, ce qui ne l'empêche pas d'être fourré tous les jours quand même dans ce bureau, chipoter dans des dossiers alors qu'il n'a plus aucune autorité dedans, ce qui fait que l'ambiance générale du bureau s'en ressent... Le conflit chef et grand chef VS collègues.
Voilà pour le contexte, en gros.
Ca fait un petit temps qu'apparemment le chef a décidé de faire de moi un souffre-douleur.
La semaine dernière, je n'avais guère de courrier à signer, il est venu me faire une remarque sur ma "faible productivité du jour". J'ai fait "oui oui, désolée", alors que j'avais pas arrêté de bosser de la matinée (tout travail n'inclus pas forcément un courrier
Aujourd'hui, début de semaine, déjà je suis tombée du lit le matin et suis arrivée très tôt, ce qui m'arrive rarement. Ultra-motivée, ma productivité du matin allait être au top... Et elle l'a été, mon but était un peu de l'emmerder avec toute ma paperasse... Sauf que... début d'après-midi, il me convoque dans son bureau sous prétexte d'un listing à me donner... Et il a de nouveau placé des propos qui me font mal! "T'es gradée ainsi, pourquoi tu fais pas ci, pourquoi c'est pas comme ça, pourquoi mon bureau meurt au niveau de ses statistiques (
(bwarf, finalement c'est long
J'ai vite fait un compte-rendu de cette entrevue avec les collègues proches... Et y'a un mot sur lequel j'ai tilté venant de la part de l'un d'eux "souffre-douleur"... Et j'y ai songé toute la soirée jusque maintenant... Et effectivement, j'ai l'impression que c'est le cas. Ce type ne s'attaque pas à tout le monde aussi ouvertement, parce qu'il sait qu'il risquerait de se faire rabrouer... Et je me rends compte qu'à force d'être trop sympa et d'adopter un profil bas, ça fait de moi une belle victime
Pourtant, je n'ai pas l'impression d'être quelqu'un de faible... Ni de me laisser marcher sur les pieds... Peut-être est-ce le fait de la hiérarchie qu'on vouvoie et qui impose un certain respect (voire une crainte), ou autre chose... Sauf que je n'ai pas envie que ça continue. Ca fait 2-3 mois que je me suis dépatouillée de ma dépression, que je vais très bien, et je ne voudrais pas de nouveau repartir là -dedans à cause du boulot.
A votre avis, je le remballe comment, ce chef... étant donné que la gentillesse et les "oui oui" ne font que le rendre encore plus abjecte ? J'avoue avoir peur de l'aborder de front, de lui dire poliment qu'il "m'emmerde", qu'il n'a pas le droit de se décharger sur moi, que dans mon esprit je suis encore actuellement un agent incompétent (je le vis très bien maintenant, après tout ça ne me dérange pas de jouer sur ce fait pour refuser des tâches compliquées que j'aime pas faire
J'aimerais bien être parée pour la prochaine convocation dans son bureau
Et encore désolée pour la longueur, je n'avais pas prévu que ça prendrait autant de lignes
